La cliente plumée aurait dû lire son courrier (et dénoncer la fraude que sa banque n’avait pas vue)

Quand un client se fait vider son compte en Suisse, il aurait tout intérêt à saisir directement le Tribunal fédéral (TF), si c’était possible (ça ne l’est pas). La Cour suprême vient de renvoyer pour la deuxième fois un dossier au Tribunal cantonal vaudois, en lui dictant les éléments à considérer et les questions à se poser.

Au cœur de cette histoire à rallonge, les mésaventures d’une cliente française, qui dépose 1,5 million d’euros à la banque Piguet Galland en 2004. En 2006, son gérant lui vole 80 000 euros, en expliquant au contrôle interne avoir reçu un ordre téléphonique. Devenu indépendant, il vide le compte en 2008, en imitant la signature de la cliente. Les quatre opérations litigieuses sont consignées dans le courrier de la cliente, qui ne lui est pas envoyé mais qui est déposé en «banque restante». Après la disparition du gérant en 2010, la cliente porte plainte et réclame en 2012 l’intégralité des sommes détournées, soit 1,3 million d’euros, à la banque. Piguet Galland refuse.

monchange.ch