La banque du futur est déjà bien en place!

Il ne fait aucun doute qu’Internet a une force perturbatrice capable de chambouler tout un secteur. En témoignent les bouleversements qui se sont opérés dans le domaine du livre ou l’industrie du voyage. Les mutations structurelles liées au numérique vont aussi laisser des traces profondes dans le monde bancaire. Mais les banques sont non seulement en mesure d’accompagner le passage au numérique, mais aussi de prendre elles-mêmes part à l’élaboration du futur digital.

Chaque banque peut répondre aux nouveaux défis par diverses initiatives. D’un côté, il est primordial de suivre l’évolution du secteur financier et de tabler au bon moment sur les bonnes tendances. A cette fin, il faut disposer d’une veille à l’innovation.

D’un autre côté, une banque doit se montrer innovante elle aussi et commercialiser de nouveaux produits qui répondront aux attentes croissantes des clients. Elle doit donc sans cesse tester de nouvelles technologies et de nouveaux produits.

e-banking, mobile banking et paiements

Par ailleurs, il est essentiel de soutenir les initiatives de start-up dans l’optique de promouvoir l’échange, de déceler les tendances et de tester des coopérations. De telles coopérations sont très précieuses car cela permet de partager les coûts de développement et de pouvoir profiter des effets de réseau.

Aujourd’hui, l’offre de prestations bancaires numériques va bien au-delà de l’e-banking et du mobile banking, que chacun connaît. On parle notamment beaucoup du paiement mobile. Depuis le réveil des grands groupes informatiques mondiaux, le thème a été largement repris par les banques. Qu’il s’agisse de transactions entre personnes et de paiements chez les commerçants: ces opérations s’effectuent désormais facilement et rapidement avec un smartphone.

Mais ces prestations sont loin de clore le chapitre du paiement mobile. Tous les mois apparaissent de nouvelles fonctionnalités. Cette année, par exemple, il sera possible d’utiliser son smartphone comme porte-monnaie pour des règlements en ligne ou mobiles.

C’est un exemple typique des innovations numériques: le produit est lancé avec une fonctionnalité de base et, au fil du temps, il s’enrichit de nouvelles fonctions, jusqu’à devenir un véritable couteau suisse aux multiples fonctionnalités. Cela donne à l’utilisateur la possibilité de découvrir progressivement les avantages du produit et de se familiariser avec lui.

Les banques n’ont pas seulement fait du smartphone un porte-monnaie, elles ont apporté à cet appareil mobile une autre innovation. Grâce à un dispositif simple et peu coûteux, le smartphone peut se transformer en un terminal qui accepte les cartes de débit et de crédit. Une innovation qui trouve un écho favorable, notamment chez les petits commerçants itinérants.

En même temps, cette innovation est un bon exemple de coopération réussie avec une start-up des technologies financières, qui a développé le lecteur de carte et le distribue en Suisse dans le cadre d’un partenariat avec différentes banques.

e-banking et comptabilité

Autre exemple de coopération entre une banque et une start-up, l’association de l’e-banking et d’un logiciel de comptabilité. Les PME bénéficient ainsi d’une solution entièrement intégrée pour leur comptabilité et leur trafic des paiements.

On voit aussi de plus en plus de produits et de services complexes faire leur entrée dans le numérique, par exemple dans le domaine de la gestion de fortune. Ici, c’est un outil informatique qui assure le contrôle quotidien du portefeuille et génère des propositions pour améliorer les placements. De la sorte, il reste plus de temps au conseiller à la clientèle pour entretenir ses relations avec ses clients.

Les avantages pour le client sont d’ailleurs au cœur de toutes ces innovations numériques. C’est le cas avec les conseils et suggestions d’optimisation individuels que le client reçoit en fonction de son comportement d’utilisateur par divers canaux numériques comme l’e-banking.

Ouverture d’un compte numérique

Le passage au numérique fait évoluer non seulement les produits et services, mais aussi la manière dont le client et la banque communiquent. Il y a encore quelques semaines, l’ouverture d’un compte exigeait du client qu’il se déplace dans une agence. Aujourd’hui, il peut accéder à l’espace bancaire de manière virtuelle. En quelques clics, il peut souscrire un paquet de services bancaires incluant un compte, une carte de débit et une carte de crédit et signer son contrat, le tout en ligne, grâce à une application sur son smartphone.

Pour la communication, une banque comme UBS mise sur une stratégie multicanal qui, dans bien des cas, permet aujourd’hui déjà au client de choisir lui-même le canal avec lequel il souhaite interagir avec son établissement. C’est ainsi que, sur le site Web, il peut communiquer directement avec la banque en chattant.

On le voit: les canaux numériques sont de plus en plus utilisés, mais ils ne remplaceront jamais complètement le contact personnel. La clientèle souhaite davantage une banque aux canaux multiples afin de choisir à chaque fois le mode d’interaction qui lui convient, au gré des circonstances.