KFC retente sa chance en Suisse romande

Le spécialiste du poulet frit KFC retente sa chance en Suisse. Le 5 décembre, il inaugure un restaurant à Genève, dans le centre commercial des Cygnes, près de la gare. Ce n’est qu’un début pour la chaîne américaine qui compte 90 000 employés dans le monde et a réalisé en 2016 un chiffre d’affaires de 6,4 milliards de francs. La société veut ouvrir trois à cinq restaurants en 2018 et 50 ces prochaines années, a-t-elle rappelé lundi dans le Blick. Elle prospecte notamment à Lausanne.

Après s’être cassé les dents à deux reprises (à Zurich au début de 1980, puis à Genève et Lausanne en 2004), KFC transformera-t-il ce nouvel essai? Directeur pour la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche et le Danemark, Marco Schepers en est persuadé. Entretien.
Le secteur suisse de la restauration rapide est très compétitif et les revenus s’érodent.

– Pourquoi vous lancez-vous?

– Sur les réseaux sociaux, beaucoup de personnes veulent savoir quand nous allons ouvrir ici et des sondages réalisés dans les médias montrent qu’il y a un fort intérêt. On le remarque aussi dans nos restaurants à la frontière allemande: à Singen (D), près de 50% de notre clientèle est suisse.

– Après deux implantations ratées, pourquoi celle-ci serait-elle la bonne?

– Nous sommes aujourd’hui une marque complètement différente. Notre menu s’est diversifié. Et après nous être focalisés sur l’Asie, nous encadrons mieux nos franchisés européens, qui étaient auparavant un peu laissés à eux-mêmes. Pour les quatre pays que je gère, une équipe de 50 personnes accompagne les filiales.

– La tendance au «manger sain» pèse sur les marges. Un spécialiste du poulet frit a-t-il une chance?

– Tout est question de quantité. Et nous proposons une variété de produits sains, comme des épis de maïs ou de la purée. On peut manger sainement chez KFC.

– Les conditions d’élevage comptent aussi aux yeux des consommateurs. Et vous êtes la cible de critiques d’organisations de défense des animaux…

– Le bien-être animal est très important pour nous. Nous nous conformons aux législations en vigueur dans les pays où nous nous approvisionnons. Notre éleveur néerlandais se soumet ainsi à un audit rigoureux. La traçabilité est très importante à nos yeux.

– Pourquoi ne pas faire appel à un éleveur suisse? Pour profiter de règles moins strictes au sein de l’UE?

– Pas du tout. Nous avons voulu nous lancer avec un éleveur que nous connaissions. Mais nous sommes ouverts à nous approvisionner ici. Des discussions sont en cours. (TDG)

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