Interview d’Antoine de Montmollin: «À Dubaï, certains affineurs d’or travaillent un peu sans scrupule»

L’or des Émirats divise l’industrie suisse des métaux précieux. Le patron de la raffinerie neuchâteloise Metalor dit pourquoi il ne s’approvisionne plus dans ce pays.

Des lingots produits par Kaloti, à Dubaï. Le groupe est apparu dans plusieurs affaires de blanchiment d’argent. En Suisse, seule la raffinerie tessinoise Valcambi maintient des relations d’affaires avec lui.

Des lingots produits par Kaloti, à Dubaï. Le groupe est apparu dans plusieurs affaires de blanchiment d’argent. En Suisse, seule la raffinerie tessinoise Valcambi maintient des relations d’affaires avec lui.

Bloomberg

Une tension inédite agite la discrète industrie suisse des métaux précieux. Comme nous le révélions lundi, son association faîtière demande à la principale raffinerie d’or du pays, Valcambi, de rompre publiquement ses liens avec le groupe Kaloti, leader du marché de l’or à Dubaï.

Les révélations de la fuite de données des FinCEN Files sur Kaloti, visé par une enquête américaine pour blanchiment en 2012-2014, enveniment un peu plus la situation. Antoine de Montmollin, patron de la principale raffinerie d’or romande, Metalor, à Marin (NE), explique pourquoi son entreprise ne veut plus travailler à Dubaï.

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