Internet: Zalando se lance dans la mode de seconde main

L’entreprise de prêt-à-porter va se lancer dans ce créneau d’abord en Allemagne et en Espagne. Puis d’autres pays européens suivront.

De nombreuses enseignes se mettent à proposer des articles de seconde main. Selon les spécialistes, la taille de ce marché pourrait plus que doubler d’ici trois ans (archives),

De nombreuses enseignes se mettent à proposer des articles de seconde main. Selon les spécialistes, la taille de ce marché pourrait plus que doubler d’ici trois ans (archives),

KEYSTONE/DPA/JÖRG CARSTENSEN

Le géant allemand du prêt-à-porter en ligne Zalando va proposer la vente et l’échange d’articles de seconde main, dans un premier temps en Allemagne et Espagne avant de la généraliser en octobre en France, Belgique, Pays-Bas et Pologne.

«L’intérêt pour les articles de seconde main est considérable et ne cesse de croître, particulièrement auprès des jeunes générations», estime Riccardo Vola, directeur de Zalando pour l’Europe du Sud, cité dans un communiqué publié lundi. «Or, pour le moment, la clientèle ne bénéficie pas d’un service simple et fiable permettant de concilier facilement la vente d’articles qu’on ne souhaite plus porter, à une expérience agréable de shopping en ligne d’articles de seconde main».

Zalando promet pour cette offre «un niveau de service équivalent» à ce qu’il pratique habituellement, et doit permettre aux clients d’échanger «leurs articles directement sur le site Zalando, en bénéficiant de la livraison gratuite».

34 millions de clients dans 17 pays

«Après avoir échangé leurs articles, les clients peuvent choisir de recevoir un avoir Zalando de la valeur de la vente, ou de soutenir un de nos deux partenaires, la Croix-Rouge ou WeForest», explique encore l’entreprise, selon laquelle «la qualité de tous les articles de seconde main proposés sur Zalando sera contrôlée».

L’entreprise revendique quelque 34 millions de clients actifs dans 17 pays, un chiffre qui a beaucoup crû pendant la période du confinement et ce, alors que le secteur de la mode dans son ensemble a perdu 15% de sa valeur depuis 2008, selon l’Institut français de la Mode (IFM).

Cette annonce intervient alors que le site d’achat spécialisé en vêtements de seconde main Vinted connaît lui aussi un engouement important, son directeur général (CEO) revendiquant dès juin auprès de l’AFP avoir retrouvé un niveau d’activité en phase avec ses ambitions pré-coronavirus.

Plus généralement, de nombreuses enseignes se mettent à proposer des articles de seconde main. Selon le rapport de l’IFM, ce marché, qui pesait 21 milliards d’euros (environ 22,6 milliards de francs) en 2018 aux États-Unis, pourrait plus que doubler d’ici trois ans et même dépasser les achats de +fast fashion+ d’ici à 2028. En France, ce marché représente un milliard d’euros.

ATS/NXP

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