Huit sociétés suisses parmi les signataires des premiers standards de l’investissement d’impact

L’International Finance Corporation (IFC), l’institution chargée de conseiller l’investissement dans les pays émergents au sein de la Banque mondiale, a présenté vendredi ses principes d’investissement d’impact. Ces derniers sont, par définition, destinés à produire un effet positif pour la société (environnemental ou social).

Au total, 60 premiers signataires s’engagent à les respecter. Huit sociétés suisses appartiennent à la liste; il s’agit de: Blue Orchard, Credit Suisse, Obviam, Partners Group, ResponsAbility, Swiss Investment Fund for Emerging Markets (SIFEM), soit la société de financement du développement de la Confédération (portefeuille géré par Obviam), UBS, Zurich Insurance et deux sociétés du Liechtenstein, à savoir LGT Impact et LGT Venture Philanthropy.

Un besoin de standardisation est apparu, selon l’IFC, en raison de la multiplication et de la diversité des produits financiers qui revendiquent le terme de durables. L’institution parle même d’«impact-washing» dans son communiqué, un qualificatif qui évoque des investissements qui se disent durables sans preuve tangible.

«C’est un moment historique. L’investissement d’impact a le potentiel d’appartenir au mainstream», déclare Philippe Le Houérou, directeur général de l’IFC. Ces soixante investisseurs représentent un montant de 350 milliards de dollars d’actifs sous gestion.

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Parmi les autres noms de la liste, outre l’IFC elle-même, l’institut le plus ancien dans ce domaine avec ses soixante-deux ans d’expérience, on citera des gérants de fonds, comme AXA IM et BNP Paribas, et des banques de développement, à l’image de la Banque européenne d’investissement. Les plus grands gérants de fonds en sont absents, par exemple BlackRock, Vanguard et State Street.

Un montant de 26 000 milliards

Un rapport, également publié vendredi, dresse un portrait de l’investissement d’impact. Le total des fonds ainsi investis s’élève à 26 000 milliards de dollars au plan global, y compris 5000 milliards en mains privées, à travers le capital-investissement (private equity, capital-risque) et 21 000 milliards en actions et obligations cotées. L’IFC précise qu’entre 1988 et 2016 son rendement est comparable à l’indice MSCI des marchés émergents.

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Les principes visent à améliorer la transparence auprès des investisseurs et à offrir les meilleures pratiques. Les considérations sont détaillées et portent aussi bien sur les cinq phases de l’investissement, de la recherche de mandats (origination) à la stratégie en passant par la gestion des fonds, la sortie (exit) et une vérification indépendante.

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