Grâce à l’intelligence artificielle, les art-techs crèvent l’écran

Les entreprises technologiques travaillant dans le domaine culturel se multiplient dans le canton. Panorama d’un écosystème favorisé par les Hautes Écoles.

L’entreprise Classeek à Lausanne utilise des outils développés par la médecine et la génétique pour représenter ses références dans la musique classique. Sur cette image, chaque point représente un musicien qui a participé aux 25 éditions du Verbier Festival. Les lignes relient les musiciens qui ont joué ensemble, on peut ainsi cartographier des centaines de concerts, des répertoires partagés, des familles d’interprètes, et, en somme, les coups de cœur de Martin Engstroem, fondateur du Verbier Festival!

Crédit: Classeek

Omniprésente, l’innovation technologique se pare désormais de vertus artistiques en se mettant au service de la culture. Et cela se traduit sous forme d’entreprises de pointe qui commencent à faire parler d’elles. Quel est le point commun par exemple entre Tomplay, qui permet à chaque musicien classique en herbe de se faire accompagner, à son tempo, par Martha Argerich ou Renaud Capuçon; Icologram, qui a capté et peut reproduire partout l’hologramme de Philippe Entremont, pianiste de légende; ou Artmyn, qui nous plonge littéralement au cœur des peintures et des sculptures? Ces start-up bien établies et déjà décrites dans ce journal sont toutes installées en Suisse romande et jouent avec virtuosité cette partition hybride entre technologie numérique et culture. Aujourd’hui, elles sont suivies par une ribambelle de jeunes pousses nichées dans l’agglomération lausannoise. Leurs noms ne sont pas encore connus du grand public et nous en présentons ci-dessous trois: Classeek, spécialisée sur les musiciens classiques, Odoma, dans le traitement des archives, et Largo pour le cinéma. Ce sont les mousquetaires des art-techs.

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