Genève pourrait devenir le 4e canton le plus attractif en 2025

Zoug à la première place, grâce à un cocktail d’impôt zéro et de proximité d’une métropole dotée d’un aéroport international? Genève et Vaud au milieu du peloton? À première vue le classement 2018 de la «qualité de localisation» des régions suisses des économistes de Credit Suisse – sorte de carte topographique du pays tel qu’il apparaît dans les lunettes d’un responsable de multinationale – ressemble à un copié-collé de celui des années précédentes.

Mais il ne ressemblera certainement pas à celui des années à venir. Disons, par exemple en 2025. La remise à plat de la taxation des entreprises sur leur sol à laquelle sont forcées les différentes autorités cantonales – une fois que leurs citoyens se seront prononcés, ce qui est le cas pour l’instant des Vaudois – va rebattre toutes les cartes. Et ce de façon «considérable» à en croire les spécialistes.

«Les champions de l’imposition seront dépouillés de leur avantage»

Entendu, l’étoile de Zoug ne faiblira pas; le canton reste et restera le havre de paix fiscal favori du pays. En revanche, une ville de Bâle taxant les bénéfices à 13,04% revêtirait soudain un tout autre aspect aux yeux des entrepreneurs. Au point de passer à la deuxième place, devant Zurich. De quoi faire réfléchir les jeunes prestidigitateurs des cryptomonnaies qui viennent de louer des bureaux près de Baar.

Autre changement majeur, Genève, dont les hésitations sur une réduction drastique de l’imposition des entreprises font depuis longtemps douter les fiscalistes chargés de conseiller les chefs d’entreprises. Si le taux d’imposition général genevois passe à 13,79%, le canton du bout du lac verrait sa position progresser de neuf places. Au point de se situer au quatrième rang, juste derrière Zurich.

Dans ce grand mercato, Vaud, qui occupe actuellement la dix-septième place, progresserait de quatre rangs d’ici 2025.

Il n’y a cependant pas que les impôts dans la vie des entreprises et le classement établi par Credit Suisse intègre également des éléments plus difficilement chiffrables. Comme la facilité à recruter sur places du personnel spécialisé. Ou la proximité d’un aéroport international. Principal leçon à retirer de cet exercice de prédiction? À l’exception de Zoug, «les régions actuellement championnes de l’imposition des entreprises seront dépouillées de leur avantage relatif, au moins en partie», prévient l’étude.

(TDG)

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