Face au pouvoir saoudien, les investisseurs toujours sur leurs gardes

Depuis l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, début octobre 2018, les milieux d’affaires restent attentistes, évoquant aussi «l’imprévisibilité» du prince héritier, Mohammed ben Salmane

C’est le genre de confidence dont les dirigeants économiques saoudiens se seraient volontiers passés. Mardi 12 février, au cours d’une conférence à Abu Dhabi toute à la gloire des réformes lancées par le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, le magnat égyptien des télécoms Naguib Sawiris, deuxième fortune de son pays, sous-entend qu’il n’investira pas dans le royaume.

«Pourquoi irais-je quelque part où je ne suis pas convaincu qu’il y ait de l’ordre et un Etat de droit?, demande le trouble-fête. Stabilité économique et stabilité politique vont de pair. Son Altesse royale [Mohammed ben Salmane] doit faire des progrès sur les droits de l’homme.»

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