En Suisse, les dossiers du Dieselgate au point mort

Les fraudes concernant les véhicules du groupe Volkswagen équipés d’un moteur diesel EA189 ont touché environ 170 000 véhicules en Suisse. Depuis la révélation de ce scandale en 2015, les consommateurs attendent une décision de justice

Au début du mois, Me Jacques Roulet fustigeait le Ministère public de la Confédération (MPC) dans l’affaire dite du Dieselgate. L’avocat genevois représente 500 plaignants qui attaquent en justice le groupe Volkswagen et AMAG, l’entreprise commercialisant ses véhicules en Suisse. Il reproche au MPC sa lenteur dans l’instruction du dossier.

«Fin novembre 2016, le Tribunal pénal fédéral a ordonné des perquisitions mais le procureur s’est contenté de demander des documents auprès d’AMAG, pointe-t-il au Temps, et aujourd’hui le MPC dit qu’ils sont submergés par les documents et les données.» Selon l’avocat, le traitement de ces données est terminé depuis juillet, mais aucune perquisition ou audition des employés des deux sociétés n’a été entreprise.

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