«Dieselgate»: L’ancien patron de Volkswagen accusé de faux témoignage

Le «Dieselgate» connaît un nouveau rebond ce mercredi. L’ancien patron de Volkswagen, Martin Winterkorn, à la tête du géant de l’automobile jusqu’à la révélation du «dieselgate», a été mis en accusation à Berlin pour faux témoignage devant une commission d’enquête parlementaire sur ce scandale de moteurs truqués, a indiqué mercredi le parquet.

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L’ancien directeur est accusé d’avoir «sciemment menti» aux députés sur le moment à partir duquel il a eu connaissance de la présence dans les moteurs des voitures VW de logiciels illicites, selon un communiqué du parquet. Dans le principal volet pénal du dieselgate, Martin Winterkorn, et d’autres anciens responsables du groupe aux 12 marques, doivent être jugés à partir de septembre dans un procès fleuve pour «fraude en bande organisée».

Indépendamment, Volkswagen a confirmé mercredi que l’ancien patron a accepté de payer la somme de 11,2 millions d’euros à son ancien employeur qui lui a réclamé des dommages et intérêts. Le paiement s’inscrit dans le cadre d’un accord à l’amiable entre le groupe et plusieurs ex-dirigeants, qui prévoit un remboursement total de 288 millions d’euros (314,3 millions de francs), dont 270 millions par des assurances auprès desquelles Volkswagen avait souscrit une couverture pour la responsabilité de ses responsables hiérarchiques. L’ancien patron d’Audi Rupert Stadler va pour sa part payer 4,2 millions d’euros en renonçant à certains bonus gelés, a détaillé le constructeur.

32 milliards d’euros

Le parquet de Berlin reproche à Martin Winterkorn d’avoir su «dès mai 2015» que les voitures étaient capables de déjouer les tests antipollution. Il a cependant expliqué au parlement n’en avoir eu connaissance qu’en septembre 2015, peu avant l’éclatement du scandale.

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Volkswagen a alors reconnu avoir équipé 11 millions de ses véhicules diesel d’un logiciel capable de dissimuler des émissions dépassant parfois jusqu’à 40 fois les normes autorisées. Le sujet aurait également été évoqué lors d’une réunion en juillet 2015, précise le parquet.

Plusieurs enquêtes ont été lancées après les révélations des autorités américaines, où le groupe a plaidé coupable de fraude en 2017. Le dieselgate a depuis coûté plus de 32 milliards d’euros – la plupart aux Etats-Unis – à Volkswagen, qui a tiré un trait sur la grande majorité des procédures.

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Au pénal, le procès de Rupert Stadler s’est ouvert en septembre. Volkswagen s’est engagé dans un vaste virage électrique pour tourner la page de ce scandale. Mais le dieselgate a terni la réputation de l’industrie automobile allemande, secteur clé de l’économie du pays qui peine toujours à se relever.

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