Deux rendez-vous horlogers s’unissent à La Chaux-de-Fonds

Deux en un. Une formule que les organisateurs des principaux événements horlogers neuchâtelois espèrent gagnante. Du 4 au 7 novembre 2021, la 10e Biennale du patrimoine horloger organisée par les villes de La Chaux-de-Fonds et du Locle sera coordonnée pour la première fois avec les Journées internationales du marketing horloger, qui abordent depuis près de vingt-cinq ans les questions liées à cette thématique du point de vue des pratiques professionnelle et académique.

«Ce rapprochement vise à mettre sur pied une grande fête de l’horlogerie dans les Montagnes neuchâteloises. Elle réunira à un même moment un large public composé aussi bien de spécialistes de la branche que de passionnés», précise Théo Huguenin-Elie, président de La Chaux-de-Fonds.

Proximité naturelle

L’idée a émergé ces derniers mois, après que l’association en charge des Journées du marketing horloger a annoncé sa volonté de moderniser la structure de son événement qui était auparavant partagé entre la métropole horlogère et Neuchâtel. De deux jours, la manifestation passera à un seul afin de faciliter les échanges entre professionnels et chercheurs.

Les organisateurs de la biennale ont vu dans ces travaux une opportunité pour lancer des synergies, tant en termes de coûts que d’organisation. «Il peut s’agir aussi bien de la mise sur pied d’une soirée de gala commune que d’un partage de carnets d’adresses pour des conférences, ateliers ou tables rondes», précise Théo Huguenin-Elie.

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Laetitia Vifian Benoit, présidente des Journées du marketing horloger, rappelle quant à elle que les deux événements ont toujours été proches, en se soutenant dans diverses actions: «Nous travaillons dans le même registre et la dimension patrimoniale nous parle beaucoup. C’est une belle occasion de proposer quelque chose de neuf, tout en restant indépendants dans le choix de nos thèmes.»

Dans les faits, cela se traduira par une première journée consacrée au marketing horloger et aux réflexions quant aux défis qu’il soulève. Suivront ensuite des visites de manufactures et d’ateliers, ponctuées de forums de discussion et de moments festifs, et enfin la traditionnelle bourse horlogère organisée dans les murs du Musée international d’horlogerie (MIH).

Tout vient à point à qui sait attendre

Pourquoi avoir attendu si longtemps pour réunir des événements qui ont pour but de mettre en avant la même industrie? Laetitia Vifian Benoit reconnaît que cela aurait pu se faire plus rapidement et que l’idée était dans l’air, mais que ce cap n’a jamais été franchi. Théo Huguenin-Elie indique quant à lui que «les premières Biennales du patrimoine horloger étaient pensées dans une vision intimiste». Lorsque ce modèle a montré des signes de faiblesse, les organisateurs ont décidé de monter en puissance plutôt que de renoncer, en cherchant de nouveaux partenaires et en étoffant leur programme.

Ce changement stratégique a porté ses fruits, puisque la biennale a attiré près de 6000 personnes l’an dernier, contre 3000 en 2016. Théo Huguenin-Elie espère faire aussi bien l’an prochain, tout en précisant que la capacité d’accueil des entreprises n’est pas extensible. Des discussions sont cependant en cours pour augmenter le nombre de partenaires, d’une trentaine à une quarantaine.

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Les Journées du marketing, qui ont attiré environ 400 personnes l’an dernier, comptent quant à elles sur cette aura pour séduire un public plus large, via un événement public et gratuit proposant un programme à la carte et plus interactif. «Le concept doit encore être précisé, indique Laetitia Vifian Benoit. Nous souhaitons rester sur des thématiques pointues, mais nous réalisons que les marques nous envoient moins de collaborateurs qu’il y a vingt-cinq ans et nous souhaitons faire preuve de plus d’ouverture.»

En attendant ce nouveau rendez-vous, une édition hybride des Journées du marketing horloger se tiendra le 18 février prochain à Neuchâtel, dans la mesure du possible en présentiel, mais aussi en ligne. Elle abordera la question des perspectives qu’offre la jeune clientèle à la branche. L’événement restera ensuite annuel en se calant un an sur deux sur les dates de la biennale.

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