Des milliards d’amendes financières restent impayées

Le gendarme financier américain n’a encaissé que la moitié des 20 milliards de pénalités qu’il a infligés entre 2013 et 2018. En Suisse, la Finma peut, elle, confisquer des bénéfices indus, rendus rubis sur l’ongle par les rares acteurs sanctionnés

Ces dix dernières années, les banques suisses ont subi le feu des amendes américaines. Pour avoir aidé des contribuables américains à frauder le fisc ou pour avoir trempé dans des malversations financières comme les subprimes, elles ont reçu des milliards de dollars de pénalités. Des amendes toujours payées avec célérité, les banques helvétiques affirmant qu’en cas contraire, elles risquaient de perdre leur droit d’opérer aux Etats-Unis ou même leur accès au dollar – ce qui se serait révélé fatal. Or elles auraient peut-être pu réaliser quelques économies, car près de la moitié des sanctions financières prononcées par le gendarme financier américain ne sont jamais payées.

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