Des employés attaquent Amazon pour les avoir exposés au coronavirus

Une employée d’Amazon affirme avoir contracté le Covid-19 au sein de la plateforme de distribution située sur l’île de Staten Island.

La plateforme d’Amazon à Staten Island a déjà fait l’objet de plusieurs manifestations. EPA/JUSTIN LANE

La plateforme d’Amazon à Staten Island a déjà fait l’objet de plusieurs manifestations. EPA/JUSTIN LANE

KEYSTONE

Trois employés d’un entrepôt d’Amazon à New York ont attaqué en justice le géant américain pour n’avoir pas pris les mesures nécessaires pour protéger ses salariés du nouveau coronavirus, en imposant notamment des cadences trop élevées.

Un employé de cette plateforme de distribution gigantesque située sur l’île de Staten Island, l’un des cinq grands quartiers de New York, est décédé des suites du Covid-19 début mai, mais ses proches ne sont pas partie à cette procédure.

Le groupe avait affirmé à l’époque que ce salarié n’avait pas été en contact avec un autre employé testé positif, ce qui signifie qu’il aurait contracté le virus en dehors du site.

Au travail et positives au virus

Selon l’assignation, déposée mercredi devant un tribunal fédéral de Brooklyn au nom des trois salariés et de certains de leurs proches, une employée affirme pourtant avoir contracté le Covid-19 au centre même.

Elle craint d’avoir contaminé une partie de sa famille, notamment sa cousine, qui vivait avec elle et est décédée à son domicile du Covid-19.

Selon les employés, Amazon a permis à des salariés qui avaient été en contact avec des personnes positives au virus de revenir travailler sur le site.

Toujours selon le document, l’entreprise de commerce en ligne n’a toujours pas versé l’indemnité prévue pour les salariés en quarantaine, qui visait à compenser leur perte de salaire.

Amazon face à ses responsabilités

Les employés reprochent également à Amazon sa gestion des congés maladie, qui incite selon eux les salariés à ne pas se mettre en arrêt de peur de ne pas être payés ou d’être renvoyés.

Les trois salariés mettent aussi en cause les cadences de travail au sein de l’entrepôt et la gestion très stricte des pauses, qui «décourage les employés de quitter leur poste de travail pour aller se laver les mains ou nettoyer leur station de travail».

L’assignation ne réclame pas d’autres dommages et intérêts que le paiement d’une partie de l’indemnité prévue en cas de quarantaine, non perçue par l’une des employées.

Elle réclame principalement l’application par Amazon de mesures nécessaires pour empêcher la propagation du virus dans l’entrepôt.

Sollicité par l’AFP, Amazon n’a pas donné suite dans l’immédiat.

(AFP/NXP)

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