Craintes autour de la surveillance des données de la libra en Suisse

La libra vient exploiter le trou noir suisse en matière de données, dénonce Sébastien Fanti, le préposé à la protection des données du canton du Valais. Son homologue fédéral ne sait pas qu’il devra superviser l’utilisation des données liées à la future cryptomonnaie

Les réactions n’ont pas manqué après les précisions apportées en début de semaine par Facebook concernant la future cryptomonnaie qu’il compte lancer avec 27 partenaires début 2020. Le responsable de ce projet, le Suisse David Marcus, a été appelé à témoigner devant deux commissions du Congrès américain, mardi et mercredi. Le texte de son intervention au Sénat avait été rendu public lundi soir.

Basée à Genève, l’association Libra sera surveillée par la Finma pour ses activités financières et, pour la gestion des données, par le préposé fédéral à la protection des données. «Si Facebook a choisi Genève, c’est parce qu’en Suisse une entreprise qui perd des données ou en fait une utilisation inappropriée ne risque presque rien», dénonce Sébastien Fanti, préposé à la protection des données du canton du Valais.

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