Coronavirus: les hypothèses de Suisse Tourisme

La mesure entre en vigueur ce lundi. Il est donc un peu tôt pour chiffrer précisément les effets de l’interdiction faite par Pékin aux agences de voyages chinoises de vendre des séjours à des groupes.

Une chose est sûre, néanmoins. Dans les aires d’arrivée des aéroports suisses, les pancartes brandies par les prestataires helvétiques devraient se faire moins nombreuses ces prochaines semaines. Suisse Tourisme a même déjà émis quelques hypothèses. Contacté par Le Temps, l’organisme affirme s’attendre, à court terme, à une diminution de 30 à 50% du nombre de visiteurs chinois en Suisse. «Des pronostics à plus long terme sont pour l’instant impossibles à établir», précise la porte-parole de Suisse Tourisme.

Selon les chiffres connus, 1,3 million de nuitées de l’hôtellerie suisse étaient le fait de touristes en provenance de l’Empire du Milieu, en 2018. En y ajoutant Taïwan et Hongkong, la statistique grimpe à 1,7 million. La même année, ces voyageurs ont généré un chiffre d’affaires de plus de 656 millions de francs.

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Les effets de l’interruption des réservations et voyages de groupe se feront surtout sentir dans les destinations prisées par ce type de clientèle chinoise: soit Genève, Zermatt, Interlaken, Lucerne et Zurich.

«Si les hôtes chinois constituent une clientèle importante, ils ne représentent encore que 4,5% de toutes les nuitées en hôtel.» Par conséquent, les mesures de restriction de voyages, qui plus est en basse saison, «devraient n’avoir qu’un impact limité», conclut Suisse Tourisme.

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