Conséquence de la pandémie en Suisse: L’immobilier résidentiel va mettre du temps à rebondir

Une stagnation des prix est attendue sur le marché immobilier jusqu’en 2023, après la progression de 3,5% réalisée l’année dernière en Suisse.

En Suisse, le marché immobilier se caractérise par une forte présence d’investisseurs institutionnels.

En Suisse, le marché immobilier se caractérise par une forte présence d’investisseurs institutionnels.

KEYSTONE

Les prix de l’immobilier en Suisse devraient continuer à croître cette année, mais à une cadence moins soutenue qu’en 2020. Après la phase de ralentissement, une stagnation est attendue jusqu’en 2023, contrastant avec la reprise escomptée en Europe, indique lundi Standard & Poor’s (S&P) dans une étude.

L’immobilier résidentiel suisse a vu ses prix progresser en moyenne de 3,5% l’année dernière, selon les estimations de l’agence de notation. En 2019, la croissance avait atteint 2,4%. S&P table sur une augmentation annuelle des prix de 2,0% jusqu’en 2023.

Forte présence d’investisseurs

En Suisse, le marché immobilier se caractérise par une forte présence d’investisseurs institutionnels. Dans un contexte de faiblesse des taux, ceux-ci devraient se détourner des obligations pour aller chercher du rendement dans la pierre, exerçant une pression à la hausse sur les prix, argumente S&P.

L’évolution du marché helvétique est prévue en deçà de celle des dix autres pays européens intégrés dans l’étude. Si certains devraient connaître un recul des prix en 2021 – c’est le cas de l’Italie (-0,5%) et de la Grande-Bretagne (-2,3%) – tous sont promis à une nette hausse l’année prochaine, qui se prolongera dans certains marchés en 2023.

La progression des prix attendue en 2020 s’explique par les mesures étatiques prises en Europe visant à soutenir la conjoncture en période de crise, comme le recours au chômage partiel qui a permis de préserver les revenus des ménages qui, pour certains, ont économisé.

Politiques monétaires

Les politiques monétaires des banques centrales ont également contribué à cette hausse, en maintenant les taux d’intérêts à des niveaux historiquement faibles, souligne l’agence de notation. En 2020, la croissance aux Pays-Bas est attendue à 8,0%, voire même 10,1% en Suède. Quelques rares pays, soit la Belgique, le Portugal et l’Espagne, devraient accuser un ralentissement cette année, tout en restant en zone positive.

Dès 2022, la levée des restrictions, notamment de distanciation sociale, devrait faire grimper les niveaux de prix de l’immobilier résidentiel en Europe, portés par de meilleures perspectives sur le marché du travail et le retour des touristes étrangers.

ATS


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