Comment ressuscitent les smartphones suisses d’occasion

Un Nokia 3210 et juste à côté son grand frère, le 3310. Un peu plus loin se cache un autre dinosaure, le T68i de Sony Ericsson, ce téléphone mythique sur lequel pouvait se clipper un appareil photo. Dessous, un BlackBerry côtoie des iPhone qui semblent neufs et des portables Huawei et Samsung impeccables. Cette petite salle où s’empilent des caisses remplies de centaines d’appareils ressemble à un musée du téléphone, que le conservateur n’aurait pas eu le temps de ranger. Mais en réalité, ce local est le cœur, en Suisse, d’un marché en forte croissance: celui des téléphones d’occasion. Cet atelier de l’entreprise Réalise, dans le quartier Acacias-Jonction à Genève, est la plaque tournante d’une activité en pleine expansion.

Après deux à trois ans d’utilisation en moyenne, un téléphone était jusqu’à présent sagement rangé dans un tiroir. Dans le meilleur des cas, les parents le transmettaient à leurs enfants… voire à leurs propres parents. Des échanges informels, sans le moindre franc dépensé. Mais depuis quelques mois, des acteurs professionnels, flairant le bon filon, se sont lancés sur ce marché. En l’espace de quelques semaines, Swisscom, Digitec ou encore Mobilezone ont commencé à vendre des mobiles d’occasion, imitant ainsi Migros. Derrière ces sociétés se trouvent des spécialistes du téléphone d’occasion. Leur spécialité: racheter votre ancien portable pour le revendre ensuite au meilleur prix.

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