Comment le pragmatisme helvétique a payé dans l’Empire du Milieu

C’était il y a 70 ans. Max Petitpierre, alors président de la Confédération, envoie un télégramme à Mao Tsé-toung, le nouvel homme fort en Chine. Il y reconnaît le nouveau régime et appelle à l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. Du pur pragmatisme, selon un ancien diplomate, de la part d’un petit pays qui était plutôt mal vu et isolé à la sortie de la Seconde Guerre mondiale.

En matière économique, le résultat de ce choix est spectaculaire. La Suisse, pays sans ressources naturelles, trouve alors un large débouché pour ses produits et capitaux. En contrepartie, la reconnaissance helvétique montre au monde que la Chine est une nation crédible et fréquentable. Quelques chiffres parlent d’eux-mêmes. En 1951, les échanges entre les deux pays s’élevaient à 167 millions de francs. En 2018, les exportations chinoises vers la Suisse ont atteint 4 milliards. Les exportations suisses, 38,5 milliards.

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