Cible d’attaques sans précédent, Huawei commence à plier

Ce sont les applications de Facebook qui ne deviennent plus disponibles. C’est aussi l’absence de puces qui empêche le lancement de nouveaux ordinateurs. C’est enfin l’incertitude qui règne sur le système d’exploitation du premier smartphone pliable au monde. En l’espace de dix jours, Huawei a dû annoncer plusieurs conséquences concrètes de l’embargo américain décidé mi-mai. Ces annonces, effectuées à un rythme soutenu, ont surpris les observateurs. La multinationale chinoise, dont le fondateur a, en plus, concédé lundi une chute de 40% de ses ventes de smartphones à l’international, se retrouve étranglé par les Etats-Unis.

Washington, qui accuse – sans la moindre preuve publique – Huawei d’espionner pour le compte de Pékin, avait interdit mi-mai à toute entreprise américaine de fournir la société chinoise. Plus de logiciel, plus de matériel, dont les puces pour ordinateurs et smartphones, composants indispensables conçus avant tout aux Etats-Unis. Même si Washington a donné le 20 mai un sursis de trois mois à Huawei avant de mettre en œuvre ces sanctions, les conséquences de l’annonce de l’embargo sont déjà concrètes.

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