Bulgari face au front social

Jean-Christophe Babin a vu sa boutique des Champs-Elysées saccagée par les «gilets jaunes» et doit terminer une restructuration à Neuchâtel. Mais le directeur général de Bulgari estime sa maison désormais bien positionnée dans l’horlogerie

Jean-Christophe Babin fête son dix-neuvième Baselworld, lui qui aura 60 ans cette année. Un moment forcément important pour ce dirigeant qui a longtemps présidé aux destinées de TAG Heuer avant de prendre en main celles de Bulgari, deux marques du groupe français LVMH. Ce tournant personnel correspond-il à un autre, pour le salon Baselworld cette fois-ci, au moment où la réunion professionnelle cherche un nouvel élan? «Je suis pragmatique et je vois ce qui vient. Je trouve le salon plus élégant cette année. Il est clair qu’à l’entrée, il y a les quatre marques de LVMH, puis il y a les quatre grands indépendants suisses. Si quelque chose venait à bouger dans la présence de ces maisons, cela pourrait devenir compliqué pour Baselworld.»

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