Brexit: les entreprises se préparent sans savoir

Dans le brouillard des négociations, les multinationales britanniques, financières et pharmaceutiques surtout, prennent des mesures tout en retenue. Les PME, elles, attendent plutôt de voir

Avec un sommet européen a priori de la dernière chance, ces jours sont décisifs pour la Grande-Bretagne dans le cadre du Brexit, même si l’hypothèse d’un report des échéances demeure. Nous consacrons une série d’articles aux enjeux actuels du divorce en matière politique et économique.

Le Brexit va se nicher jusque dans les montres de luxe suisses. Sur les quatre premiers mois de l’année, alors que la sortie du Royaume-Uni de l’UE était prévue pour le 29 mars, puis le 12 avril, les exportations de montres outre-Manche se sont envolées de 40%. Explication: après le Brexit, le risque étant de voir le passage de la frontière s’engorger, les importateurs ont fait des stocks. Depuis, ils les écoulent progressivement et les importations de montres sont retombées.

Anecdotique, le phénomène donne un aperçu des étranges perturbations économiques provoquées par la sortie de l’UE. Le Brexit touche tous les domaines, tout en étant rarement au centre de l’activité des entreprises. Banques, usines automobiles ou supermarchés doivent tous se préparer, que ce soit pour ajuster leurs stocks, préparer leur nouvel environnement réglementaire ou modifier leur chaîne logistique. On ne détricote pas quarante-cinq ans de législations communes sans quelques difficultés.

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