Andréa Maechler: «La BNS ne fait pas de politique»

A l’occasion d’une conférence financière à Berne, Andréa Maechler, numéro trois de la Banque nationale suisse, a tenu à rappeler le cadre qui régit les investissements de ses 830 milliards de francs d’actifs. Les critères environnementaux en font partie. Mais pas seulement

La Banque nationale suisse (BNS) est sous le feu des critiques. Diverses voix, notamment celles d’élus verts et d’ONG, lui demandent de participer à la lutte contre le réchauffement climatique et de renoncer aux placements dans les énergies fossiles, à l’image du fonds souverain norvégien. «La BNS ne fait pas de politique», a rétorqué Andréa Maechler, membre de la direction générale de la banque centrale, vendredi à Berne, lors de la conférence nationale sur les fonds et l’asset management.

Eviter le risque de réputation

Andréa Maechler adopte un ton pédagogique pour présenter les principes de gestion des 830 milliards de francs d’actifs de la BNS, dont 19% sont investis en actions. «Nous adoptons une gestion passive pour éviter un risque de réputation», précise-t-elle. Une gestion passive signifie que le rendement, et le risque, correspond à celui des indices qu’elle choisit. Par ailleurs, la BNS évite les conflits d’intérêts, ce qui la conduit à n’avoir ni actions bancaires en portefeuille, ni actions suisses. Enfin, «nos choix doivent refléter les valeurs de la population suisse». Pour cette raison, «nous ne voulons pas privilégier une branche économique plutôt qu’une autre».

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