Airbags Takata défectueux: Ford prié de rappeler 3 millions de véhicules aux Etats-Unis

L’autorité responsable de la sécurité des transports aux Etats-Unis (NHTSA) a annoncé mardi avoir ordonné au constructeur automobile Ford de rappeler environ 3 millions de véhicules aux Etats-Unis pour un problème sur des airbags fabriqués par la défunte société japonaise Takata. La NHTSA a aussi demandé à Mazda de rappeler, pour la même raison, 5800 véhicules, selon un message transmis à l’Agence France Presse (AFP).

L’agence avait engagé ces rappels en 2017 suite à l’examen approfondi de gonfleurs d’airbags installés sur certains modèles et fabriqués entre 2005 et 2012. Mais Ford et Mazda avaient déposé des recours pour s’y opposer, estimant que le défaut mis en cause ne portait pas directement atteinte à la sécurité des conducteurs et passagers des véhicules concernés.

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La NHTSA «a conclu dans les deux cas que les propulseurs des gonfleurs d’airbags en question montrent des signes de dégradation et présentent des risques potentiels de rupture», a souligné l’agence dans son message.

Rappel massif pour General Motors

Les deux groupes ont désormais trente jours pour indiquer quand ils prévoient de notifier les propriétaires des véhicules concernés et de les réparer.

Pour Ford, il s’agit des véhicules Ranger (modèles de 2007 à 2011), Fusion (2006-2012), Lincoln Zephyr/MKZ (2006-2012), Mercury Milan (2006-2011), Edge (2007-2010) et Lincoln MKX (2007-2010). Pour Mazda, il s’agit de véhicule B-Series (2007-2009).

General Motors (GM) avait indiqué en novembre qu’il allait rappeler près de 7 millions de véhicules dans le monde pour un problème sur des airbags fabriqués par Takata à la suite d’une décision similaire de la NHTSA lui ordonnant de rappeler 5,9 millions de pick-up et 4×4 de ville (SUV) aux Etats-Unis.

Un groupe qui a fait faillite

Une vingtaine de personnes ont péri depuis 2013 dans des accidents de la route à travers le monde liés aux produits vendus par le défunt groupe japonais, entraînant le rappel d’au moins 100 millions de véhicules de toutes marques.

Takata utilisait un agent chimique, le nitrate d’ammonium, pour gonfler les coussins de sécurité en cas de choc. Mais ce produit peut se détériorer et exploser de façon dangereuse quand il est exposé longtemps à la chaleur ou à l’humidité, en projetant des fragments sur le conducteur ou le passager.

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Le défaut, que Takata est accusé d’avoir longtemps dissimulé, avait été révélé par les autorités américaines en 2014. Le groupe, fondé en 1933, n’a pas survécu à cette crise et a fait faillite en juin 2017. Aux Etats-Unis, les rappels ont concerné en tout 19 constructeurs et environ 67 millions de gonfleurs d’airbags sur plusieurs dizaines de millions de véhicules.

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