Google n’a pas assez payé d’impôts

Les arriérés d’impôts payés par Google au Royaume-Uni sont trop faibles compte tenu de l’importante activité du géant de l’internet américain dans le pays, ont conclu mercredi d’influents parlementaires britanniques. Ce montant a été jugé dérisoire non seulement par l’opposition travailliste mais aussi par des responsables du parti conservateur au pouvoir, dont le maire de Londres.

La somme de 130 millions de livres (180 millions de francs environ) «semble démesurément petite comparée à la taille de l’activité de Google au Royaume-Uni», écrit la Commission des comptes publics de la chambre des Communes dans un rapport.

«Colère publique»

Les parlementaires avaient récemment auditionné des dirigeants de Google pour tenter d’expliquer comment l’entreprise a réussi à convaincre le Trésor de ne payer que cette somme au titre de ses arriérés d’impôts au Royaume-Uni pour la période de 2005 à 2015.

«La colère du public a été palpable depuis que ce règlement à l’amiable a été annoncé», a souligné Meg Hillier, députée travailliste et présidente de la commission. Et d’ajouter, «nous n’en connaissons toujours pas tous les détails».

«Qu’on l’appelle secret ou confidentialité, ce manque de transparence n’aide pas à donner confiance dans le fait que les grandes entreprises paient leur juste part d’impôts», a-t-elle complété.

Autres pays concernés

Les parlementaires observent également que la France et l’Italie chercheraient à faire payer des sommes plus importantes à Google alors même que son activité est moins importante dans ces deux pays.

La commission en appelle enfin au service des impôts et des douanes (HMRC) pour qu’il joue un rôle au niveau international afin de modifier les règles fiscales qui s’appliquent aux multinationales. (ats/nxp)

(Créé: 24.02.2016, 14h30)