HSBC subit des vents contraires depuis la crise financière de 2008

HSBC ne s’est pas encore tout à fait remise de la crise de 2008. La banque britannique a publié hier un bénéfice net en recul de 1,2% sur l’exercice 2015. Son chiffre d’affaires diminue également, à 59,8 milliards de dollars. Ses fonds sous gestion? En baisse aussi, tout comme le nombre de ses employés.

La multinationale, qui vient d’annoncer qu’il ne transférerait pas son siège de Londres à Hongkong, subit en réalité des vents contraires depuis 2008, année de la crise du subprime. Chiffre d’affaires, bénéfice, fonds sous gestion et effectifs chutent depuis (à part en 2011) régulièrement, chaque année plus ou moins.

Dans son communiqué de lundi, l’établissement cite cette fois les «bouleversements» de l’économie mondiale, en particulier la chute des cours des matières premières et l’essoufflement chinois comme les raisons de ses difficultés l’an dernier. Les exercices précédents avaient eux davantage subi la crise dans le Vieux-Continent et outre-Atlantique.

Ebranlée par les scandales et des résultats décevants, la banque a annoncé en juin qu’elle se séparait de près de 50 000 employés dans le cadre d’un plan de restructuration planétaire. Ses effectifs à Genève, où siège HSBC Private Bank, ont d’ailleurs été sévèrement taillés. Le plan incluait la vente des activités de la banque au Brésil et en Turquie (des activités que le groupe conservera finalement). Cette cure visait à libérer des moyens afin de permettre à la plus grande banque européenne de s’ancrer davantage en Asie.

Au 4e trimestre, HSBC a enregistré une perte avant impôts de 858 millions de dollars. Cinq analystes interrogés par Bloomberg avaient en moyenne tablé sur un bénéfice avant impôt de 1,95 milliard. Voilà qui ne devrait pas arranger le cours de son action, qui oscille autour des 32 dollars, contre plus de 80 au début du millénaire. (TDG)

(Créé: 22.02.2016, 19h24)