Recherche: 26 milliards pour la période 2017-2020

La formation, la recherche et l’innovation devraient bénéficier d’environ 26 milliards de francs pour les années 2017 à 2020.

Dévoilée jeudi, l’enveloppe proposée par le Conseil fédéral au Parlement progressera de 2% par an en moyenne.

Les Ecoles polytechniques fédérales dépassent la barre des 10 milliards (10,18 milliards). Les contributions aux universités et Hautes écoles spécialisées s’inscrivent à 5,62 milliards ( 1,5% par an).

Le Fonds national suisse bénéficie de 4,11 milliards ( 2,9% par an). La formation professionnelle reçoit 3,63 milliards. L’enveloppe de la Commission pour la technologie et l’innovation est de 946 millions ( 2,9% par an).

Quatre domaines seront prioritaires, a décidé le Conseil fédéral. Il s’agit d’encourager d’abord la formation professionnelle supérieure notamment via le renforcement du financement des cours préparant aux examens fédéraux. Il mise également sur la relève scientifique et veut encourager les hautes écoles à adapter leurs structures de carrière.

Côté médecine humaine, le Conseil fédéral a prévu un programme spécial pour que davantage de diplômes puissent être délivrés en Suisse. Les universités bénéficieront d’un financement supplémentaire spécial à cet effet.

Le maintien de la bonne capacité d«innovation de l«économie suisse est également une priorité pour les quatre prochaines années. L«activité d«innovation de l«économie privée sera soutenue par des mesures à long terme et par la poursuite de solides investissements publics dans la recherche.


Lois révisées


Le Conseil veut également réviser plusieurs lois. Dans celle sur la formation professionnelle, il souhaite créer la base légale pour le nouveau mode de financement de la formation professionnelle supérieure.


La révision de la loi sur les écoles polytechniques fédérales doit modifier notamment les taxes d«études et la possibilité de restreindre l«admission d«étudiants étrangers. Le Conseil fédéral propose une nouvelle loi sur la coopération entre la Confédération et les cantons dans l«espace suisse de formation. (ats/nxp)

(Créé: 25.02.2016, 09h56)

Pékin, nouvelle «capitale des milliardaires»

New York n’a qu’à bien se tenir: la nouvelle capitale mondiale des milliardaires est Pékin, qui en compte 100, contre 95 dans la grosse pomme, selon le magazine économique Hurun cité par l’agence Associated Press. La capitale russe arrive en troisième place (66 milliardaires), suivie par Hong Kong (64) et Shanghai (50).

En dépit des difficultés économiques nationales, l’élite chinoise se porte bien grâce aux nouvelles régulations du marché, qui ont récemment permis l’introduction en bourse de nombreuses entreprises, selon le fondateur du magazine Hurun, Rupert Hoogewerf. En 2015, 32 nouveaux milliardaires ont été enregistrés à Pékin, pour seulement 4 à New York.

L’homme le plus riche de Chine, le magnat de l’immobilier Wang Jianlin, arrive à la 21e place du classement international des milliardaires. Dans le top 100, on retrouve le fondateur d’Alibaba, Jack Ma, ou encore le fondateur du moteur de recherche Baidu. (che/nxp)

(Créé: 24.02.2016, 22h48)

Google n’a pas assez payé d’impôts

Les arriérés d’impôts payés par Google au Royaume-Uni sont trop faibles compte tenu de l’importante activité du géant de l’internet américain dans le pays, ont conclu mercredi d’influents parlementaires britanniques. Ce montant a été jugé dérisoire non seulement par l’opposition travailliste mais aussi par des responsables du parti conservateur au pouvoir, dont le maire de Londres.

La somme de 130 millions de livres (180 millions de francs environ) «semble démesurément petite comparée à la taille de l’activité de Google au Royaume-Uni», écrit la Commission des comptes publics de la chambre des Communes dans un rapport.

«Colère publique»

Les parlementaires avaient récemment auditionné des dirigeants de Google pour tenter d’expliquer comment l’entreprise a réussi à convaincre le Trésor de ne payer que cette somme au titre de ses arriérés d’impôts au Royaume-Uni pour la période de 2005 à 2015.

«La colère du public a été palpable depuis que ce règlement à l’amiable a été annoncé», a souligné Meg Hillier, députée travailliste et présidente de la commission. Et d’ajouter, «nous n’en connaissons toujours pas tous les détails».

«Qu’on l’appelle secret ou confidentialité, ce manque de transparence n’aide pas à donner confiance dans le fait que les grandes entreprises paient leur juste part d’impôts», a-t-elle complété.

Autres pays concernés

Les parlementaires observent également que la France et l’Italie chercheraient à faire payer des sommes plus importantes à Google alors même que son activité est moins importante dans ces deux pays.

La commission en appelle enfin au service des impôts et des douanes (HMRC) pour qu’il joue un rôle au niveau international afin de modifier les règles fiscales qui s’appliquent aux multinationales. (ats/nxp)

(Créé: 24.02.2016, 14h30)

Les entreprises suisses pourront être mieux surveillées

La Suisse va instaurer un numéro d’identification pour les entreprises actives dans le secteur financier.

Avec les membres du G20, elle pourra ainsi mieux surveiller ces sociétés. Le Conseil fédéral a ouvert mercredi la consultation visant à modifier la loi en ce sens. Le délai court jusqu’au 1er juin.

En décembre, la Suisse est devenue membre à part entière du comité international de surveillance du système d’identification des acteurs financiers. Pour appliquer ce système, elle doit adapter sa base légale.

Le système a été réformé après la crise financière de 2008. Les pays du G20 ont décidé de renforcer les moyens permettant d’identifier les parties prenantes. Par exemple, la banque J.P. Morgan apparaissait sous différentes dénominations comme JPM, JP Morgan ou J.P. Morgan. L’idée a donc été de trouver un identifiant standardisé.

Le système appelé Legal entity identifier (LEI) permet d’améliorer la qualité des données financières et facilite l’évaluation des risques systémiques. Il a été développé par le Conseil de stabilité financière et il est contrôlé par un comité de surveillance, le Regulatory Oversight Committee (ROC).

Actuellement, les entreprises suisses doivent demander ce numéro d’identification aux Etats-Unis, a expliqué à l’ats Fabio Tomasini, chef de la section Registre des entreprises au sein de l’Office fédéral de la statistique. La réforme doit permettre à cette dernière d’attribuer ces identifiants en Suisse.

Ce numéro d’identification concernera les entreprises actives dans les marchés financiers et les dérivés une fois que la loi sur l’infrastructure des marchés financiers sera entrée en vigueur. Ce système de surveillance pourrait ensuite être étendu à d’autres secteurs, a ajouté Fabio Tomasini. (ats/nxp)

(Créé: 24.02.2016, 11h42)

Fin de l’enquête judiciaire sur UBS pour fraude fiscale

Des juges d’instruction ont clos leur enquête sur le système présumé de fraude fiscale pour lequel sont inculpées la banque suisse UBS et sa filiale française, avec une caution record pour la première, a-t-on appris de source judiciaire lundi.

Dans cette affaire devenue emblématique de la lutte contre l’évasion fiscale, UBS est soupçonnée d’avoir mis en place, entre 2004 et 2012, un système pour inciter de riches clients francais à ouvrir des comptes en Suisse à l’insu du fisc.

La banque suisse, inculpée pour démarchage illicite puis pour blanchiment aggravé de fraude fiscale, s’était vu imposer une caution d’1,1 milliard d’euros, qu’elle a contestée en vain, devant la cour d’appel puis devant la Cour de cassation. Sa filiale française est également mise en examen pour complicité.

Quelque 38’000 clients français

La fin des investigations ouvre une période durant laquelle les parties peuvent faire des observations ou demander des actes d’enquête, avant les réquisitions attendues du parquet national financier (PNF) puis un renvoi ou non des protagonistes en procès, décidé par les juges d’instruction.

Des documents remis par l’Allemagne aux juges leur ont permis d’évaluer à environ 13 milliards de francs suisses (près de 12 milliards d’euros) les avoirs de quelque 38’000 clients français dans la banque en 2008, a rapporté à l’AFP une source proche du dossier. Mais tous les cas ne relèvent pas forcément de la fraude fiscale.

Cette enquête a été lancée après la dénonciation d’anciens salariés.

(afp/nxp)

(Créé: 22.02.2016, 17h55)

La BNS pourrait se retrouver sous pression

La BNS pourrait se retrouver sous pression

Valeur-refuge par excellence, le franc ne s’est pas forcément beaucoup apprécié depuis le début de l’année, malgré les turbulences sur les marchés financiers. Mais les choses pourraient changer et la pression sur la BNS s’accroître, si la Banque centrale européenne (BCE) décidait en mars prochain d’abaisser son taux de dépôt en réaction aux craintes pesant sur le secteur bancaire en Europe.

La stratégie de la Banque nationale suisse (BNS), qui a décidé de décourager la détention de francs en frappant d’un taux négatif de 0,75% certains dépôts à vue des banques commerciales, semble avoir payé. Le 4 février dernier, la devise helvétique a atteint son plus bas niveau par rapport à la monnaie unique depuis l’abandon à mi-janvier 2015 du taux plancher liant les deux devises, un euro valant 1,1199 franc.

Calme des marchés européens

Cet affaiblissement a été notamment expliqué par le calme relatif sur les marchés européens. D’autres observateurs ont aussi évoqué de supposées interventions de la BNS, dont il est cependant bien difficile de trouver trace dans les statistiques hebdomadaires de l’institut d’émission.

Mais depuis le début du mois, le franc s’est quelque peu apprécié, soit de 2,3%. Vendredi en matinée l’euro se négociait à 1,1032 franc. Selon les cambistes, les positions sur les marchés dérivés montrent que les anticipations sont à nouveau à la hausse pour la devise helvétique.

Secteur bancaire au centre de l’attention

Et la semaine dernière, Thomas Jordan, le président de la BNS, n’a pas exclu que le franc retrouve un statut de valeur-refuge au vu des turbulences qui agitent les marchés européens. La devise helvétique pourrait ainsi bien se retrouver «de nouveau au premier plan».

«Nous pourrions imaginer des situations où le franc suisse s’apprécierait à nouveau si des turbulences se développaient au sein de la zone euro», note également Daniel Kalt, l’économiste en chef d’UBS Suisse, interrogé par l’agence Reuters. «Dans ce cas, nous pensons que la BNS interviendrait à nouveau.»

«Affaiblir la devise»

«A l’échelle mondiale, les banques centrales ont comme objectif d’affaiblir leur devise, et sont dans une meilleure posture pour le faire que la BNS», explique Reuters Felix Adam, directeur général du courtier ACT Currency.

Avec un bilan rapporté au produit intérieur brut parmi les plus élevés au monde et des taux plus négatifs encore que dans les autres pays qui les ont mis en pratique, les marges de manœuvre de la BNS apparaissent limitées. D’autant plus que la BCE envisage un nouvel assouplissement monétaire.

Souvenir de la crise financière ravivé

Les récentes craintes pesant sur le secteur bancaire ont ravivé le souvenir la crise financière de 2008-2009. Une très large majorité d’économistes interrogés par Reuters s’attendent à ce que la BCE abaisse son taux de dépôt à -0,40% au début du mois prochain, une semaine avant la tenue par la BNS de sa propre réunion de politique monétaire.

Dans ce cas, «la BNS aurait aussi besoin d’abaisser encore les taux, l’inflation demeurant nettement en territoire négatif en Suisse», souligne Antje Präfcke, économiste de Commerzbank. «Mais ses taux sont déjà tellement bas… Il arrive un moment où il vaut mieux garder l’argent sous le matelas plutôt que de supporter des taux négatifs sur un compte bancaire.»

Pour UBS, la BNS pourrait abaisser encore ses taux de 25 à 50 points de base si les interventions s’avéraient inefficaces, mais le numéro un bancaire helvétique ne banque ne croit pas à ce scénario.

«Tant que la BCE ne baisse pas ses taux de beaucoup plus que 10 points de base, la BNS tâchera d’éviter une nouvelle baisse», estime Daniel Kalt, en rappelant les dommages causés par les taux négatifs aux banques, aux assureurs et aux fonds de pension. (ats/nxp)

(Créé: 19.02.2016, 11h12)

Clariant fait tout pour devenir la cible d’un achat

Clariant fait tout pour devenir la cible d’un achat

Clariant joue avec le feu, à un moment où la chimie mondiale traverse une vague de fusions et d’acquisitions. Hier, le directeur du groupe de spécialités chimiques, Hariolf Kottmann, a confirmé que la division Plastics et Coatings , comptant près de 7000 employés sur un total de 17 213 collaborateurs (dont 750 en Suisse), «forme une entité juridique séparée depuis le 1er janvier 2016».

«Cela nous permet de gagner de la flexibilité stratégique», a poursuivi le directeur. Les trois domaines qui composent cette division – Pigments, Masterbatches et Additives – assurent au groupe bâlois d’être leader mondial dans les domaines des additifs et des couleurs pour différents supports comme les plastiques. «Elle génère du coup un important surplus en liquidités opérationnelles, central en cette période où le groupe doit encore financer sa restructuration», a-t-il dit.

Mais le potentiel de croissance de la division Plastic et Coatings est limité, et sa rentabilité plus faible que celle des trois autres divisions du groupe. De sorte que Clariant «veut garder ces trois activités encore trois à quatre ans», pas au-delà, a poursuivi Hariolf Kottmann.

Le problème, c’est que cette division couvre une part très importante de l’activité totale de la multinationale située à Muttenz, en gros 43% de ses ventes, et près de 35% de son résultat opérationnel brut. Les recettes de Clariant se sont montées à 5,8 milliards de francs en 2015 (–5%), et le résultat avant intérêt, taxes, amortissements et provisions s’est porté à 853 millions (–2%), pour un bénéfice en hausse de 10%, à 239 mil lions.

Ainsi, la vente de Plastics et Coatings générerait une très importante arrivée de liquidités, ce qui susciterait l’intérêt de repreneurs potentiels et d’investisseurs vautours.

Pour l’instant, Clariant «a fait comprendre qu’elle n’est pas intéressée à être reprise, et cela est accepté», a poursuivi le directeur. Mais pour combien de temps? Actuellement du moins, son actionnaire de référence, un groupe d’anciens propriétaires de Süd-Chemie (racheté par Clariant), détient 13,89% du groupe bâlois. «Ils sont intéressés par le dividende, ce ne sont pas des actionnaires activistes qui chercheraient à vendre leur part pour faire un grand profit», s’est rassuré le directeur.

Le grand défi pour Clariant consisterait à investir directement les liquidités dégagées dans une «entreprise réalisant un chiffre d’affaires de 2 à 3 milliards de francs et active dans une de nos trois autres activités (Care Chemicals, Catalysis et Natural Resources)», a espéré Hariolf Kottmann.

Preuve que le marché est très mouvant dans la chimie, BASF a annoncé, hier aussi, la vente de ses adhésifs pour un demi-milliard d’euros. Rappelons enfin que ChemChina s’intéressait à Lonza et vient finalement de lancer une offre d’achat sur Syngenta, la 9e plus importante multinationale suisse, pour 43 milliards de dollars.

(TDG)

(Créé: 18.02.2016, 10h01)