Des leaders politiques, des patrons d’entreprises, comme le Chinois Jack Ma, fondateur du groupe Alibaba, ainsi que des représentants de la société civile vont se réunir à Genève de mardi à vendredi prochain. Ils vont évaluer les conséquences du commerce en ligne pour les pays en développement.

«L’e-commerce laisse présager de nombreuses opportunités, notamment pour les pays en développement», a déclaré vendredi à Genève le Kényan Mukhisa Kituyi, secrétaire général de la CNUCED (conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement), qui organise la manifestation.

L’agence de l’ONU, spécialisée dans les relations nord-sud, est idéalement placée pour «réunir le monde des affaires, le monde politique et la société civile», pour réfléchir sur les conséquences du développement de l’e-commerce, a-t-il ajouté.

Les quelque 700 délégués présents à Genève sont originaires de 65 pays, et des cadres dirigeants de sociétés telles que eBay, Etsy, FedEx, Jumia, Huawei, Kapruka, Paypal et Vodafone prendront la parole durant ces quatre jours de débats et de rencontres. Selon des chiffres publiés vendredi par la CNUCED, l’e-commerce a représenté en 2015 un chiffre d’affaires de 25’000 milliards de dollars (24’700 milliards de francs).

A l’échelle mondiale

Les Etats-Unis sont le principal marché de l’e-commerce, avec des ventes de 7000 milliards de dollars, suivis du Japon (2495 milliards) et de la Chine (1991 milliards). Jack Ma, le président-fondateur d’Alibaba, numéro 1 de la vente en ligne en Chine, sera présent à Genève.

«Imaginez un monde qui rend possible à tout un chacun de faire du commerce à l’échelle mondiale, où une mère de famille en Afrique peut vendre ses paniers artisanaux à un client en Argentine, où un agriculteur philippin peut vendre ses mangues à des consommateurs au Royaume-Uni: c’est ça que peut représenter un commerce électronique global», a-t-il déclaré, dans un communiqué de la CNUCED. (ats/nxp)

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