L’horlogerie suisse voit poindre le bout du tunnel

La nouvelle aura certes été assombrie par la confirmation des 32 licenciements décidés à Bienne par MGI, filiale du groupe américain Movado. L’industrie horlogère suisse semble pourtant voir la sortie du tunnel: ses exportations ont enregistré leur première hausse mensuelle, après 20 mois consécutifs de baisse.

En mars, ses ventes à l’étranger ont ainsi progressé de 7,5% par rapport à l’an dernier, soulignent les chiffres de la Fédération de l’industrie horlogère (FH) qui parle d’un bilan «réjouissant». En volume, les ventes à l’étranger ont progressé de 8,5% en mars, à 2 millions de pièces. A l’exception de l’Italie. les principaux marchés d’exportation ont progressé. La Chine, confirme la reprise affichée depuis l’été, tandis que Hongkong a mis fin à 25 mois de plongée en eaux profondes, avec une remontée de 18%.

L’embellie doit être relativisée. Elle est en effet en partie expliquée par de deux jours ouvrables supplémentaires, sans lesquels les exportations se seraient encore tassées de 2,6%. Expert du secteur, Patrick Wehrli appelle à la prudence, rappelant que «la FH publie uniquement les chiffres d’exportations, sans prendre en compte d’éventuels rachats de stocks invendus». Cependant «il est intéressant de constater que la hausse est plus importante en quantité qu’en valeur, ce qui veut dire que ce phénomène devrait être plus positif pour le marché de l’emploi que pour la profitabilité des entreprises – même si les investisseurs sont certainement aussi heureux de cette évolution», souligne le fondateur de la société genevoise Passion for Watchmaking. (TDG)

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Berne relance la difficile promotion de l’extension «.swiss» au lieu de «.ch»

En Suisse, tout le monde, presque sans exception, semble convaincu de la valeur symbolique et commerciale de la notion «Swissness» ou du «made in Switzerland». Les entreprises, les associations et les collectivités publiques helvétiques manifestent pourtant fort peu d’intérêt pour l’extension de domaine «.swiss».

Celle-ci se révélerait probablement plus facilement associable à la notion de suissitude que le «.ch». Un brin latinophiles, les sociétés du pays restent cependant, dans leur grande majorité, attachées à l’acronyme de Confoederatio Helvetica. Soucieuse des intérêts économiques du pays sur la Toile, l’Administration fédérale veut faire évoluer cette situation.

Epoque antédiluvienne

Rendez-vous compte! Plus de deux millions de sites Internet sont accessibles avec l’extension «.ch», apparue à l’époque antédiluvienne de la naissance du Web. Depuis le 11 janvier 2016, l’Office fédéral de la communication (Ofcom) propose en plus aux entreprises du pays le «.swiss». A vrai dire, sans succès.

«A ce jour, cette extension est utilisée dans quelque 17 000 cas sur le Net», indique Silvia Canova, porte-parole de l’Ofcom. Berne ne se contente toutefois pas de ce score. Il est vrai qu’en présentant, le 8 septembre 2015, l’extension «.swiss», la cheffe du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication, Doris Leuthard, se montrait fort convaincue: «Cette extension de domaine permettra à notre place économique de disposer d’une nouvelle vitrine à l’étranger, par le biais d’Internet. L’amélioration du référencement des adresses, avec cette extension, offrira la possibilité de mieux les faire connaître.»

Du coup, l’Ofcom conduit actuellement une procédure de sélection visant à choisir la bonne agence de communication pour une campagne de promotion du «.swiss». L’heureux lauréat devrait être connu en juillet. Les frais de cette opération seront couverts par les émoluments liés à la demande de chaque extension suisse.

«Les émoluments encaissés pour les quelque 17 000 premières demandes de «.swiss» se sont en tout élevés à environ 2 millions de francs», précise Silvia Canova. L’opération de communication ne devrait donc guère causer de coûts supplémentaires. Elle requerra toutefois d’immenses talents.

LeShop.ch, un des plus grands détaillants en ligne du pays, appartenant à la Fédération des coopératives Migros, ne trouve ainsi pas pertinent de changer d’extension de domaine. «La clientèle de LeShop.ch connaît bien cette adresse et se montre fidèle», indique Tristan Cerf, porte-parole de Migros.

Son concurrent bâlois Coop s’exprime dans le même sens et présente même le maintien de l’adresse www.coop.ch comme «une de ses premières priorités». La plupart des grandes entreprises du pays prennent néanmoins des précautions. Le risque de prendre du retard sur l’évolution des tendances serait périlleux.

Enormes enjeux

Les grandes firmes se réservent donc des noms de domaine avec «.swiss», mais sans les activer. Tout au moins pas encore. La compagnie aérienne Swiss elle-même suit l’évolution des mœurs webiennes avec attention, bien qu’un swiss.swiss, en lieu et place de l’actuel swiss.com, ne soit pas envisageable.

D’autres types d’organismes, eux aussi intimement liés à l’économie du pays, se montrent nettement plus enthousiastes. «L’extension «.swiss» s’avère importante pour nous, car c’est le signe de notre esprit d’avant-garde, de notre action dans toute la Suisse et du rayonnement international de la qualité de la formation professionnelle helvétique», estime l’Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle.

La généralisation du «.swiss» paraît toutefois encore lointaine. Même si les enjeux sont énormes. Les recettes provenant de la distribution en ligne ont atteint l’an dernier 11,14 milliards de francs, selon l’Office fédéral de la statistique. Soit une progression de plus de 48% par rapport au score réussi un an plus tôt. (TDG)

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«L’Agefi repart sur de nouvelles bases»

Le quotidien Agefi se relance avec une nouvelle formule qui fera la part belle à l’entrepreneuriat romand. Une équipe s’est constituée autour de l’investisseur Antoine Hubert et du conseiller national Fathi Derder, rédacteur en chef du titre à compter du 1er mai.

«L’Agefi ne meurt pas. Il repart sur de nouvelles bases», a expliqué jeudi à la presse Fathi Derder, qui a été choisi pour faire évoluer le titre. «Nous allons remettre l’entreprise au coeur du média, raconter au quotidien cette communauté d’entrepreneurs romands».

Le journal vient de passer une période «très difficile» du point de vue financier. Les activités et les 32 employés de la société actuelle, en sursis concordataire, seront progressivement repris dès le mois de mai par une nouvelle société en formation.

Raymond Loretan, ancien président de la SSR et actuel vice-président d’Aevis Victoria – un groupe actif dans l’hôtellerie et les cliniques privées -, présidera le conseil d’administration de ladite société. Adrienne Corboud Fumagalli, ex-vice-présidente de l’EPFL, occupera la vice-présidence. Fathi Derder sera administrateur délégué.

Un bon projet

La nouvelle équipe entend assurer la pérennité du titre. «Je suis conscient de la difficulté de l’aventure», mais je suis aussi «convaincu qu’avec un bon projet et des appuis financiers solides, nous pouvons réussir», a déclaré Raymond Loretan. «C’est un marché de niche, mais il y a un véritable besoin».

Les effectifs seront maintenus, de même que la marque Agefi et la parution quotidienne. La nouvelle formule est en préparation pour le mois de septembre en principe. L’offre numérique sera développée – le fondateur de QoQa Pascal Meyer fait office de conseiller -, mais le journal continuera à être imprimé sur papier, au moins à court terme. Tout reste ouvert pour la suite.

Fathi Derder estime que la diversité et la richesse du tissu économique romand ne se retrouve pas suffisamment dans les journaux. L’Agefi occupera cette place. Le rédacteur en chef entend aussi défendre – dans son titre et au Parlement fédéral – des conditions-cadres favorables aux entrepreneurs.

Un seul investisseur

Antoine Hubert, administrateur délégué d’Aevis Victoria, est pour l’heure le seul investisseur. «Je suis ouvert à d’autres partenaires, pour autant qu’ils amènent des synergies ou des compétences, par exemple une radio ou une tv», a-t-il dit.

Antoine Hubert, qui se dit «très attaché» au titre, a présenté à la fin de l’an dernier une offre de reprise à l’actionnaire majoritaire Alain Duménil. Il ne divulgue pas le montant de son investissement. «On investira le montant nécessaire pour réussir», a-t-il dit.

M. Hubert veut faire évoluer le modèle de financement de l’Agefi, et renforcer la vente d’information par article. «Mettre gratuitement du contenu sur internet est une erreur», a-t-il expliqué. «Avec une petite taille, un marché de niche et un positionnement précis, on a plus de chances de réussir que des médias généralistes», dit-il.

Double casquette

L’Agefi se revendique comme un média d’opinion. Fathi Derder est à la fois élu PLR et rédacteur en chef. «A lui de gérer au mieux sa double casquette. Cela ne pose aucun problème», selon M. Loretan. «Les parlementaires peuvent avoir un autre emploi. Il faut que ce soit transparent. Fathi Derder est libéral, l’Agefi est libéral», a ajouté Antoine Hubert.

François Schaller, l’actuel rédacteur en chef du titre qui avait repris la rédaction en 2009, continuera à collaborer à l’Agefi comme chroniqueur régulier. Outre cette activité, il œuvrera désormais comme «conseiller économique et journaliste indépendant», a-t-il confié à l’ats. (ats/nxp)

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Les rois du brut libyen jettent l’ancre à Genève

Propriétaire d’une raffinerie fantôme dans le canton du Valais – ainsi que de 266 stations-service Tamoil réparties sur tout le territoire helvétique – le groupe libyen Oilinvest vient d’ouvrir à Genève un nouveau bureau de négoce d’hydrocarbures. Installée à deux pas de l’aéroport de Cointrin, cette entité, dont les statuts ont été déposés le 22 février, répond à Tamoil Overseas, le centre névralgique du commerce pétrolier d’un groupe historiquement rattaché à l’Etat libyen – quoi que ce dernier terme recouvre aujourd’hui.

Etablie à Chypre et employant 14 personnes, Tamoil Overseas a longtemps vendu une partie des barils du régime Kadhafi, tout en assurant l’approvisionnement des trois raffineries européennes d’Oilinvest, à Hambourg, Crémone et Collombey. Seule la première d’entre elles est aujourd’hui encore en activité.

Aujourd’hui, l’activité de Tamoil Overseas reste, selon son site Internet, avant tout dédiée à la vente de cargaisons de brut. Cette antenne commerciale serait également active dans le négoce de produits raffinés – par exemple la vente à la Tunisie et au Maroc de kérosène libyen. Son implantation genevoise lui permettra «d’explorer de nouvelles opportunités pour développer ses activités», se borne à commenter Stéphane Trachsler, directeur de la filiale.

Le «maître du trading» libyen à Genève

Parmi les deux administrateurs de la nouvelle entité genevoise figure le Libyen Jamal Bahelil. Ce dernier est présenté par Africa Intelligence comme «le maître du trading» de Oilinvest. Le site d’information dépeint cet ex-administrateur de Tamoil Suisse comme un intime de Mohamed Ghanem ; fils de Chokri Ghanem, le «Monsieur pétrole» de Mouammar Kadhafi. Les deux quinquagénaires avaient déjà fondé une compagnie de négoce à Vienne dans les années 1990. A l’époque, Ghanem père présidait l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole – l’OPEP – dont le bâtiment viennois réunit à intervalle régulier les rois du pétrole.


Toujours selon Africa Intelligence, les deux partenaires se sont également retrouvés après la chute du régime Kadhafi au conseil de la First Energy Bank en 2011 et 2012. Dirigé par le «financier de Tobrouk» Faysel Gergab, l’établissement tenta alors de commercialiser une partie du pétrole libyen à partir de l’Est d’un pays emporté par la guerre civile.
La nouvelle filiale genevoise participera-t-elle à une nouvelle tentative d’exfiltration des barils du bassin de Syrte? Le directeur du bureau installé route de Pré-Bois n’a pas souhaité donner davantage de précision sur son activité.

Vienne, plaque tournante du pétrole libyen

Le passeport autrichien mis en avant par Jamal Bahelil lors de l’ouverture de la société genevoise – ce dernier a occupé un poste durant des années au secrétariat de l’OPEP – rappelle le rôle de base arrière longtemps joué par Vienne dans la gestion de la manne pétrolière du régime Kadhafi.

La capitale autrichienne servait ainsi de base arrière à Moustapha Zarti, ex vice-directeur du Libyan Investment Authority – le fonds souverain gérant l’argent du pétrole – signalait en 2011 le journal Die Presse.

Homme clef de la nébuleuse Kadhafi – il fut longtemps à la tête la National Oil Company, bras pétrolier de l’Etat – Chokri Ghanem trouva lui aussi refuge dans la capitale viennoise après la chute du régime en 2011. Le corps de cet officieux ministre du pétrole fut retrouvé au fond du Danube en avril 2012.

De même, Saïf Al-Islam Kadhafi, le fils aîné du colonel que certains voient encore jouer toujours un rôle clef en Libye, a fait ses études en Autriche dans les années 90.

Parmi les autres apparatchiks du pétrole libyen ayant des liens étroits avec l’Autriche, Die Presse mentionnait en 2011 le nom de Nuri Rifaat. Ce dernier est surtout connu en Suisse pour avoir dirigé la raffinerie de Collombey jusqu’à sa mise en coma artificiel. (TDG)

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Un accord met fin à la grève à Thermo Fisher

Après six jours de grève, le bras de fer se détend sur le site de Thermo Fisher, à Ecublens. Depuis le début de la semaine, un dialogue était en cours entre les représentants de l’entreprise, du personnel et du syndicat Unia sous l’égide du Conseiller d’Etat Philippe Leuba, en charge de l’économie. Jeudi matin, un accord a été trouvé, mettant met fin au débrayage et établissant les conditions de réalisation de la procédure de consultation.

Suite à l’annonce par la multinationale américaine d’un projet de délocalisation de sa production en République Tchèque, les employés ont refusé de reprendre le travail mercredi dernier. Ils demandaient notamment à pouvoir être représentés par le syndicat Unia dans la procédure de consultation liée au projet de licenciement collectif de l’entreprise. 106 emplois sur les 165 que compte le site sont menacés. (TDG)

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Hausse des exportations, la première depuis 20 mois

L’industrie horlogère suisse voit le bout du tunnel. Les exportations ont enregistré en mars leur première hausse mensuelle après 20 mois consécutifs de baisse. Elles ont progressé de 7,5% en comparaison annuelle, à 1,6 milliard de francs.

Ce résultat «réjouissant» doit toutefois être relativisé, indique jeudi la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH) dans un communiqué. Il a en effet bénéficié de deux jours ouvrables supplémentaires et d’un effet de base très favorable.

Corrigées de jours ouvrables, les exportations horlogères ont en effet reculé de 2,6%, précise l’Administration fédérale des douanes (AFD). En volume, les ventes à l’étranger ont progressé de 8,5% en mars, à 2 millions de pièces.

Si les montres en métaux précieux sont restées en recul en mars (-0,7%), les autres catégories se sont inscrites en hausse soutenue. Les garde-temps en acier (+12,5%) et bimétalliques (+15,1%) ont enregistré une augmentation à deux chiffres. Les «autres matières» ont bondi de 49%.

Hong Kong se reprend

A l’exception de l’Italie (-9,1% à ), les principaux marchés d’exportation ont tous progressé. La Chine, en reprise depuis l’été dernier, affiche notamment un bond de 37,7%, tandis que Hong Kong a mis fin à 25 mois de reculs marqués, avec une hausse de 18,1%.

Les Etats-Unis ont continué leur évolution hésitante, avec un bon résultat mensuel (+15,6%), mais une orientation à moyen terme clairement négative. Malgré une augmentation de 8,3%, le Japon traverse une période de repli depuis plusieurs mois.

Le Royaume-Uni a poursuivi sa tendance à la hausse, profitant du niveau de la livre. Les autres principaux marchés européens ont vu leur valeur diminuer, de même que Singapour (-1%) et les Emirats arabes unis (-20,8%).

Le luxe en verve

Les exportations de montres entre 200 et 500 francs (prix à l’exportation) ont connu une croissance de plus de 20%, que ce soit en nombre de pièces ou en valeur. Les produits de moins de 200 francs ont affiché une légère baisse en valeur (-2%), mais avec des volumes en hausse (+6,2%).

Au-dessus de 500 francs, la progression s’est située près de la moyenne générale, précise la FH. Le segment de prix 500-3000 francs a progressé de 4,1% en volume et de 7,5% en valeur. Les montres de plus de 3000 francs ont gagné 10,7% en nombre de pièces écoulées et 8,3% en valeur. (ats/nxp)

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La nouvelle flotte dope le bénéfice de Swiss

Swiss International Air Lines a vu son bénéfice d’exploitation croître sur un an de 67% à 37 millions de francs au 1er trimestre 2017. La compagnie aérienne à croix blanche a enregistré une hausse de 2% de son chiffre d’affaires à 1,09 milliard.

Swiss se réjouit de ce résultat, même si le premier trimestre reste traditionnellement faible, a déclaré Thomas Klühr, directeur général, cité dans le communiqué diffusé jeudi. Les effets positifs de la modernisation de «notre flotte» y ont contribué, précise-t-il.

Pour les long-courriers, la compagnie, en mains du groupe allemand Lufthansa, a mis en service en 2016 des Boeing 777 en remplacement d’une partie des Airbus A340. Actuellement, la compagnie compte huit appareils de ce type.

Remplissage en hausse

Pour les court et moyen-courriers, l’entreprise a mis en service l’an dernier des Bombardier C, dont sept appareils sont actuellement exploités.

Swiss note que le coefficient de remplissage des avions a également progressé au 1er trimestre. Il a augmenté de 1,7 point à 77,6%.

Pour l’ensemble du groupe allemand, Lufthansa a annoncé avoir creusé sa perte nette au premier trimestre, à 68 millions d’euros (73 millions de francs). Mais il est repassé dans le vert au niveau opérationnel, avec un bénéfice ajusté avant impôts et intérêts de 25 millions d’euros (27,1 millions de francs).

Bénéfice plus bas attendu

En raison de l’environnement de marché qui reste compliqué, Swiss maintient ses prévisions pour l’ensemble de l’année. L’entreprise s’attend à un résultat opérationnel (EBIT) légèrement plus bas qu’en 2016. Il s’était monté à 429 millions de francs l’an dernier.

La compagnie va toutefois poursuivre ses investissements au sol et dans les airs. Le premier Bombardier CS100 est stationné à Genève-Cointrin. Le premier CS300 arrivera durant le mois de mai. D’ici à fin 2018, huit appareils de type Bombardier seront basés à Genève et l’ensemble de la flotte au départ de Cointrin consistera en des avions Bombardier C.

Swiss relie depuis Zurich et Genève plus de 100 destinations dans 43 pays avec une flotte de 91 appareils. La compagnie transporte annuellement environ 16,5 millions de passagers. Elle emploie plus de 9000 personnes et a réalisé un chiffre d’affaires de 4,8 milliards de francs en 2016. (ats/nxp)

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Le chef de Longines prend-il son désir pour réalité?

Nous avons consolidé notre 4e position dans l’horlogerie suisse»

Walter von Känel

Les patrons de l’horlogerie adorent parler de leurs montres. Et détestent évoquer la marche des affaires de manière précise. Au cours de Baselworld, Walter von Känel, qui dirige depuis près de trente ans Longines, l’une des marques phares du Swatch Group, s’est lâché: «Nous avons consolidé notre quatrième position dans l’horlogerie suisse en matière de chiffre d’affaires, derrière Rolex, Omega et Cartier.»

Le Jurassien, qui règne à Saint-Imier, a aussi confié à l’Agence télégraphique suisse que son chiffre d’affaires a légèrement fléchi en 2016, redescendant un peu en dessous de la barre de 1,5 milliard de francs, avant d’afficher son optimisme pour l’année en cours: «Nous avons mis en route assez de stock pour réaliser un exercice 2017 au-dessus de 1,5 milliard de francs.»

Mais, selon un épais rapport publié par la banque Vontobel le 21 avril dernier, Longines n’est pas quatrième, mais cinquième au sein du classement des marques suisses les plus vendues. Selon cette étude, Rolex caracole en tête avec un chiffre d’affaires de 4,7 milliards de francs, devançant Omega (1,88 milliard), Cartier (1,45 milliard), Patek Philippe (1,3 milliard) et, enfin, Longines (1,21 milliard) (voir notre graphique).

Nous avons sollicité Longines, le 28 mars puis le 11 avril dernier, pour recevoir un document appuyant ces dires. Sans réponse à ce jour, seules trois personnes dont Walter von Känel étant habilitées à s’exprimer dans les médias. (TDG)

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Roura le marin prépare son autre tour du globe

Cela ne fait pas encore 105 jours qu’il a débarqué de sa grande boucle – le temps qu’il lui a fallu pour faire le tour du monde accroché à sa voile, seul. Mais Alan Roura sillonne déjà la France et l’arc lémanique pour financer la prochaine. Dans quatre ans. «Nous sommes en plein dedans, Alan ne peut vous parler tout de suite, il est en rendez-vous en Suisse», répond sa compagne, Aurelia Mouraud, contactée il y a quelques jours en Bretagne.

Vite, surfer sur la vague de la notoriété soulevée par l’extraordinaire douzième place arrachée au Vendée Globe. Après les entreprises qui le sollicitent pour des témoignages ou des honneurs – le voilà parrain du Bol d’Or Mirabaud 2017 – la pêche au gros débute. Dans toutes les têtes, une alliance avec un sponsor principal qui permettrait de ne pas s’échapper vers les antipodes, tel un passager clandestin, en 2020.


La Fabrique ne tiendra plus seule la barre

Principal soutien de la course de cet hiver, le boulanger industriel vaudois Cornu – qui apparaît sous la marque La Fabrique, son centre ultramoderne mêlant musée, restaurant et magasin – a été le premier sollicité. «C’est une décision compliquée par son aspect émotionnel – les liens tissés avec Alan et son équipe tout au long de l’aventure sont devenus très forts», hésite Cyril Cornu, responsable du site.

La réalité économique prime. «Bien sûr que nous souhaitons continuer, reste qu’Alan espère pouvoir monter un projet qui lui permettra d’atteindre des résultats bien meilleurs – ce qui nécessite un budget qui pourrait rapidement dépasser une entreprise de notre taille», poursuit le représentant de la quatrième génération de ces boulangers du village de Champagne. «Notre engagement ne pourra se faire au détriment de la quinzaine d’athlètes que nous soutenons par ailleurs», réfléchit Cyril Cornu. En attendant, ce dernier vient de coproduire un documentaire sur le marin avec Swisspro, société d’installations électriques et télécoms de 900 personnes.

Les projections de L’Aventure au bout du rêve permettront au marin de 24 ans de rencontrer son public lors d’une traversée de la Suisse romande en quatorze escales, de Vevey (4 mai) à Genève (22 juin). «Le film permet aussi à Alan de se vendre», glisse Cyril Cornu. Il y a quinze jours encore, ce dernier discutait achat de bateau avec le navigateur.


Dans les docks, un Estonien de l’ombre

Les projets de bateau, il y en a trois. D’abord le copié-collé de celui de cet hiver: un voilier d’occasion, sans ces «foils» permettant de surfer sur les vagues. Budget, environ 500 000 euros. Alternative, y rajouter ces ailes profilées. C’est plus cher. Mais toujours moins que le rachat d’une de ces locomotives dernier cri de la course d’endurance équipée d’origine de «foils» et pour lesquelles il faut débourser au bas mot 3,5 millions d’euros. Une machine de guerre du style de celle d’Armel Le Cléac’h, vainqueur du Vendée qui a derrière lui le soutien du groupe français Banque populaire.

Et puis il y a l’option du sur-mesure, la construction d’un monocoque qui peut rapidement engloutir 4 millions, voire… le double. «Cela reste le top mais ce n’est pas ce qu’Alan recherche à tout prix, il veut aussi accumuler de l’expérience avant d’imaginer un tel projet», tempère la partenaire du navigateur.

A titre de comparaison, Superbigou, le bateau avec lequel il avait quitté Les Sables-d’Olonne le 6 novembre, vaut entre 250 000 et 300 000 euros. Et encore était-il prêté par Jaanus Tamme, un Estonien fou de course au large et patron d’une société de produits d’accastillage installée en Estonie. Rencontré sur la Mini Transat – un avant-goût, entre France aux Antilles, des grandes solitaires – il soutient le navigateur de Versoix depuis des années.

«Dans chaque port du monde on trouve au moins deux Estoniens», écrit Hemingway au large de Cuba dans En avoir ou pas. Celui-là avait racheté le bateau construit en 1998 dans le petit port breton de Lesconil par un Vaudois alors inconnu, Bernard Stamm. Il en partage la propriété avec 7Seas, une société de Michael Liu, promoteur fervent de la course au large en Chine.


Budget minimum? 400 000 euros

Du sponsoring matériel donc. Sauf que. Un bateau sans équipage ne suffit pas. Même pour un tour du monde en solitaire. «Nous embarquons dès maintenant pour quatre années de préparation et de courses intermédiaires comme la Route du Rhum (ndlr: Saint-Malo – la Guadeloupe) ou la Transat Jacques-Vabre (ndlr: Le Havre – Brésil), rappelle la compagne du barbudo genevois. Et cette fois, «nous voudrions budgéter une équipe de six ou sept permanents, afin de pouvoir nous concentrer sur l’entraînement sans courir après l’argent comme l’an dernier encore», explique celle qui a rencontré son capitaine en 2013 sur la Mini Transat. L’an dernier, le couple disposait de deux personnes à ses côtés pour gérer un budget d’un peu plus de 400?000?francs, dont moins de la moitié assurés par La Fabrique. Les grandes équipes tournent, elles, à 1, 2, voire 3 millions par an pour celles qui, à l’instar de Banque Populaire, gèrent en parallèle un autre trimaran. «Si on fait partie de l’aventure en 2020, on ne sera pas les seuls, loin de là», admet Cyril Cornu. L’an dernier déjà, on trouvait une quinzaine de sponsors – de la Ville de Genève à Swisspro – aux côtés de sa Fabrique.

En attendant, la quête de la perle rare – un établissement prêt à faire porter ses couleurs dans les 50es Hurlants – suit une route hésitante, en particulier dans la région lémanique. Les PME sont facilement effrayées par le budget. Les multinationales comme les grandes banques, n’ont nulle habitude de parier sur un franc-tireur. Sans compter que, dans l’horlogerie, l’heure n’est pas vraiment à la fête.

Le hasard sourit pourtant aux flibustiers. Ce fut le cas avec Crosscall. Le fabricant de téléphones outdoor avait contacté le navigateur juste avant son départ, après l’avoir vu utiliser un de ses téléphones sur YouTube. Il lui en propose un neuf. Le rôle clef joué par cet appareil au large du Brésil pourrait faire d’Alain Roura un de ses ambassadeurs.

(TDG) monchange.ch

Vaste réforme fiscale à la Maison-Blanche

La Maison-Blanche a présenté mercredi une vaste réforme fiscale, décrite comme «l’une des plus importantes» dans l’histoire des Etats-Unis, pour les ménages et les entreprises. Elle va abaisser le taux d’imposition de 35% à 15% pour ces dernières.

Elle va réduire de 7 à 3 les tranches d’imposition pour les ménages, avec un taux maximal de 35%. Elle va permettre aux entreprises de rapatrier leurs liquidités détenues à l’étranger en n’acquittant qu’une seule fois l’impôt sur cette opération.
Cette réforme, la plus ambitieuse depuis 1986 selon ses promoteurs, instituera également une assiette «territoriale» pour les entreprises américaines, ont précisé le secrétaire au Trésor Steve Mnuchin et le conseiller économique de la présidence Gary Cohn, lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche.

Approbation du Congrès nécessaire

Cette proposition doit encore être soumise au Congrès pour approbation. Elle risque de devoir subir des modifications compte tenu des divisions entre républicains, le parti de Donald Trump, et l’opposition démocrate mais aussi entre les républicains eux-mêmes compte tenu de ses conséquences potentielles sur le déficit budgétaire. Steve Mnuchin a toutefois répété mercredi que cette réforme «se financerait elle-même» compte tenu de ses effets bénéfiques sur la croissance qui, en retour, augmentera les recettes fiscales.
Le taux qui sera appliqué aux entreprises qui décideront de rapatrier les milliards de dollars qu’elles détiennent actuellement à l’étranger n’a toutefois pas encore été fixé. Il fait l’objet de discussions avec le Congrès, a précisé Steve Mnuchin.

En passant de 35% à 15%, le taux d’imposition des entreprises américaines passerait de l’un des plus élevés à l’un des plus bas parmi les pays de l’OCDE. Ce taux maximal est toutefois réduit par les nombreuses exemptions et déductions qui existent actuellement dans le code des impôts américains.

Impact possible en Suisse

Avec la réduction massive des impôts sur les sociétés, le gouvernement américain vise également les entreprises américaines dont les bénéfices sont imposés à l’étranger. De nombreuses entreprises américaines ont, pour des raisons fiscales, leur siège social dans des pays européens, y compris en Suisse et en Irlande. La concurrence entre les différentes juridictions fiscales est grande.En Suisse, seul quelques cantons ont un taux d’impôt sur le revenu de 15% ou moins: Lucerne (12,4%), Nidwald, Obwald, les deux Appenzell, Zoug et Uri (14,9%), selon les données fournies par KPMG sur son site internet. La moyenne suisse est à 17,77% en 2017, selon le cabinet de conseils et d’audit comptable.

Les trois taux appliqués aux ménages seront de 10%, 25% et 35% et la déduction forfaitaire dont bénéficient tous les ménages sera doublée. Des déductions seront aussi prévues pour les enfants et les frais de garde. (ats/nxp)

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