Les exportations horlogères «ont atteint le creux de la vague»

Après presque deux ans d’apnée, les exportations horlogères sortent la tête de l’eau. Les chiffres de mars publiés jeudi par la Fédération horlogère suisse (FHS) font état de la première progression enregistrée sur les 20 derniers mois. A 1,6 milliards de francs, il s’agit d’une hausse de 7,5 % par rapport à mars 2016. Sur le premier trimestre, les envois de montres à l’étranger s’affichent en baisse de 6,8%.

Il faut toutefois être prudent, nuance d’emblée la FHS. Le mois de mars 2017 «a bénéficié de deux jours ouvrables supplémentaires et d’un effet de base très favorable», explique l’association faîtière dans son communiqué. Corrigées des jours ouvrables, ces mêmes exportations ont reculé de 2,6%, précise l’Administration fédérale des douanes (AFD).

Voir notre grand format: Horlogerie, les dessous de la révolution du «Swiss made»

«Cela n’empêche que les chiffres publiés ce matin soient bons», relève Jean-Daniel Pasche. Pour le président de la FHS «cela confirme le scénario que nous avons dessiné en début d’année, qui fait état d’une stabilisation en 2017. Nous pouvons dire que nous avons atteint le creux de la vague».

Tendance à l’acier

Dans le détail, on observe notamment un rebond du côté des montres en acier (+5,4% en volume et +12,15 % en valeur), une matière qui permet notamment aux marques horlogères de proposer des pièces à des prix plus modestes sans recourir à des baisses de prix. Autre point à relever, la progression prononcée (+19,4% en volume, +49% en valeur) des montres faisant partie de la catégorie «autres matières» – cela va de la céramique aux matières synthétiques. «Ce n’est pas si étonnant, cela arrive parfois sans explications particulières», balaye Jean-Daniel Pasche.

Si l’on s’arrête sur la ventilation par pays, on observe que Hongkong conserve la première place des importateurs de montres suisses avec 13,2 % de parts de marché. La hausse qui y est observée (+18,1% à 208,8 millions de francs) met fin à «25 mois de reculs marqués», fait remarquer la FHS.

En 2016: A Hongkong, la chute des ventes de montres suisses continue

Les Etats-Unis restent en deuxième place (10,7% de parts de marché) mais, même si le résultat mensuel est qualifié de «bon» par l’association (+15,6% à 169,8 millions), «l’orientation à moyen terme est clairement négative». La Chine (+37,7% à 129,2 millions) continue sur sa lancée à la hausse de même que le Royaume-Uni (+6,2% à 98,1 millions), toujours aidé par le faible niveau de la livre sterling.

Un chapitre d’histoire: «Swiss made», aux origines d’un label controversé


Les exportations de la Suisse, corrigées du nombre de jours ouvrables, ont progressé de 2,4% au premier trimestre 2017. Les importations ont en revanche stagné. La balance commerciale boucle sur un excédent record de 10,8 milliards de francs.

La croissance des exportations repose sur le secteur de la chimie-pharma, sans lequel résulterait une baisse de 2,5%, a indiqué jeudi l’Administration fédérale des douanes (AFD). La principale branche exportatrice de la Suisse a accru ses envois de 2 milliards de francs durant les trois premiers mois de l’année. En termes réels, les exportations totales ont stagné à 54,1 milliards de francs. Les livraisons à l’étranger affichent également une hausse par rapport au dernier trimestre 2016, de 1,5%. Globalement, les sorties présentent une tendance positive depuis le troisième trimestre 2015, relève l’AFD.

Quant aux importations, elles ont fléchi de 4,2% en termes réels à 43,3 milliards. En comparaison avec le trimestre précédent, elles ont reculé de 1,5%, confirmant leur repli entamé à l’automne 2016. (ATS)

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L’horlogerie suisse voit poindre le bout du tunnel

La nouvelle aura certes été assombrie par la confirmation des 32 licenciements décidés à Bienne par MGI, filiale du groupe américain Movado. L’industrie horlogère suisse semble pourtant voir la sortie du tunnel: ses exportations ont enregistré leur première hausse mensuelle, après 20 mois consécutifs de baisse.

En mars, ses ventes à l’étranger ont ainsi progressé de 7,5% par rapport à l’an dernier, soulignent les chiffres de la Fédération de l’industrie horlogère (FH) qui parle d’un bilan «réjouissant». En volume, les ventes à l’étranger ont progressé de 8,5% en mars, à 2 millions de pièces. A l’exception de l’Italie. les principaux marchés d’exportation ont progressé. La Chine, confirme la reprise affichée depuis l’été, tandis que Hongkong a mis fin à 25 mois de plongée en eaux profondes, avec une remontée de 18%.

L’embellie doit être relativisée. Elle est en effet en partie expliquée par de deux jours ouvrables supplémentaires, sans lesquels les exportations se seraient encore tassées de 2,6%. Expert du secteur, Patrick Wehrli appelle à la prudence, rappelant que «la FH publie uniquement les chiffres d’exportations, sans prendre en compte d’éventuels rachats de stocks invendus». Cependant «il est intéressant de constater que la hausse est plus importante en quantité qu’en valeur, ce qui veut dire que ce phénomène devrait être plus positif pour le marché de l’emploi que pour la profitabilité des entreprises – même si les investisseurs sont certainement aussi heureux de cette évolution», souligne le fondateur de la société genevoise Passion for Watchmaking. (TDG)

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Berne relance la difficile promotion de l’extension «.swiss» au lieu de «.ch»

En Suisse, tout le monde, presque sans exception, semble convaincu de la valeur symbolique et commerciale de la notion «Swissness» ou du «made in Switzerland». Les entreprises, les associations et les collectivités publiques helvétiques manifestent pourtant fort peu d’intérêt pour l’extension de domaine «.swiss».

Celle-ci se révélerait probablement plus facilement associable à la notion de suissitude que le «.ch». Un brin latinophiles, les sociétés du pays restent cependant, dans leur grande majorité, attachées à l’acronyme de Confoederatio Helvetica. Soucieuse des intérêts économiques du pays sur la Toile, l’Administration fédérale veut faire évoluer cette situation.

Epoque antédiluvienne

Rendez-vous compte! Plus de deux millions de sites Internet sont accessibles avec l’extension «.ch», apparue à l’époque antédiluvienne de la naissance du Web. Depuis le 11 janvier 2016, l’Office fédéral de la communication (Ofcom) propose en plus aux entreprises du pays le «.swiss». A vrai dire, sans succès.

«A ce jour, cette extension est utilisée dans quelque 17 000 cas sur le Net», indique Silvia Canova, porte-parole de l’Ofcom. Berne ne se contente toutefois pas de ce score. Il est vrai qu’en présentant, le 8 septembre 2015, l’extension «.swiss», la cheffe du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication, Doris Leuthard, se montrait fort convaincue: «Cette extension de domaine permettra à notre place économique de disposer d’une nouvelle vitrine à l’étranger, par le biais d’Internet. L’amélioration du référencement des adresses, avec cette extension, offrira la possibilité de mieux les faire connaître.»

Du coup, l’Ofcom conduit actuellement une procédure de sélection visant à choisir la bonne agence de communication pour une campagne de promotion du «.swiss». L’heureux lauréat devrait être connu en juillet. Les frais de cette opération seront couverts par les émoluments liés à la demande de chaque extension suisse.

«Les émoluments encaissés pour les quelque 17 000 premières demandes de «.swiss» se sont en tout élevés à environ 2 millions de francs», précise Silvia Canova. L’opération de communication ne devrait donc guère causer de coûts supplémentaires. Elle requerra toutefois d’immenses talents.

LeShop.ch, un des plus grands détaillants en ligne du pays, appartenant à la Fédération des coopératives Migros, ne trouve ainsi pas pertinent de changer d’extension de domaine. «La clientèle de LeShop.ch connaît bien cette adresse et se montre fidèle», indique Tristan Cerf, porte-parole de Migros.

Son concurrent bâlois Coop s’exprime dans le même sens et présente même le maintien de l’adresse www.coop.ch comme «une de ses premières priorités». La plupart des grandes entreprises du pays prennent néanmoins des précautions. Le risque de prendre du retard sur l’évolution des tendances serait périlleux.

Enormes enjeux

Les grandes firmes se réservent donc des noms de domaine avec «.swiss», mais sans les activer. Tout au moins pas encore. La compagnie aérienne Swiss elle-même suit l’évolution des mœurs webiennes avec attention, bien qu’un swiss.swiss, en lieu et place de l’actuel swiss.com, ne soit pas envisageable.

D’autres types d’organismes, eux aussi intimement liés à l’économie du pays, se montrent nettement plus enthousiastes. «L’extension «.swiss» s’avère importante pour nous, car c’est le signe de notre esprit d’avant-garde, de notre action dans toute la Suisse et du rayonnement international de la qualité de la formation professionnelle helvétique», estime l’Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle.

La généralisation du «.swiss» paraît toutefois encore lointaine. Même si les enjeux sont énormes. Les recettes provenant de la distribution en ligne ont atteint l’an dernier 11,14 milliards de francs, selon l’Office fédéral de la statistique. Soit une progression de plus de 48% par rapport au score réussi un an plus tôt. (TDG)

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Nestlé abandonne une campagne de promotion en Turquie, Novartis y songe

Nestlé et Novartis ont un problème d’image en Turquie. Les deux entreprises suisses participaient jusqu’ici à une campagne de promotion lancée fin mars par le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan et destinée à redorer l’image du pays, selon une information révélée jeudi par le Nestlé a d’ores et déjà suspendu sa collaboration et Novartis y songe. Le climat tendu instauré suite au référendum constitutionnel qui a renforcé les pouvoirs du président semble avoir changé la donne.

Lire aussi: Erdogan reprend les purges massives après sa victoire au référendum

Participation en suspens

«Notre participation à cette campagne est actuellement à l’arrêt. Nous examinerons les étapes à venir dans un futur proche», a précisé Nestlé au quotidien britannique. Présente dans le pays depuis 107 ans, la multinationale suisse y emploie directement plus de 3800 personnes. Quelles sont les raisons de cette volte-face aux allures de courageux arrêté? «La campagne devait être initialement lancée en octobre 2016, bien avant le référendum, détaille Michael Jennings, porte-parole de Nestlé, au Temps. Le gouvernement de Receyp Tayyip Erdogan a modifié le calendrier et les détails de la campagne.» Pourquoi avoir choisi, dans un premier temps, de participer à cette opération de charme? Cela «fait partie de notre engagement envers le développement en Turquie, comme dans de nombreux autres pays où nous opérons».

Le groupe pharmaceutique Novartis, implanté depuis 1950, a quant à lui fait savoir que son implication dans le projet, censé durer un an, était toujours d’actualité. «Nous continuons de surveiller attentivement les événements», précise toutefois Sileia Urech, directrice de la communication pour la Suisse. Autrement dit, c’est bien l’actualité politique qui préoccupe. «Novartis, comme d’autres entreprises internationales, soutient la campagne de promotion de la Turquie en tant que site économique, poursuit la porte-parole. Nous employons près de 2 300 personnes dans la production, la vente et et la recherche et développement.»

17 compagnies impliquées

Menée par le ministre de l’Economie Nihat Zeybekci, l’opération de promotion implique 17 compagnies, parmi lesquelles Samsung, General Electric et Ford, mais aussi des firmes françaises telles que le groupe pharmaceutique Sanofi et l’assureur Axa. L’enjeu? Promouvoir l’attrait économique de la Turquie et stimuler les investissements. Le tout au moyen d’affiches et de courtes vidéos, accompagnées du slogan: «Venez en Turquie et découvrez votre propre histoire.» Ces derniers mois, à la suite notamment d’attaques terroristes et d’instabilité politique, le pays a vu sa croissance baisser de 6,5% en 2015 à 2,9% en 2016.

«Raconter la Turquie de l’intérieur»

«Nous allons répondre à la propagande contre la Turquie en informant un public de plus de 500 millions de personnes dans sept pays», a déclaré Mehmet Büyükeksi, président de l’Assemblée des exportateurs turcs, lors de la cérémonie de lancement le 27 mars dernier. Des propos rapportés par le site Daily News Hurriyet. Prévue pour être diffusée en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne, en Russie, en Italie, aux Etats-Unis et aux Émirats Arabes Unis, la campagne entend permettre aux investisseurs étrangers de raconter la Turquie à leur manière.

Si Nestlé et Novartis se montrent désormais frileux, d’autres sociétés ne remettent pas en cause leur engagement. Le groupe japonais Toyota a par exemple déclaré au «Financial Times»: «Nous poursuivrons nos activités en Turquie en faveur d’une croissance durable.»

Lire les propos d’un opposant: Turquie: «Ce référendum ne sera jamais légitime»

En 2015, le volume des échanges commerciaux entre la Suisse et la Turquie s’élevait à 3,2 milliards de francs. La Suisse figurait alors au 12e rang des investisseurs internationaux dans ce pays, selon le site internet du Département fédéral des Affaires étrangères.

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Nestlé et Novartis songent à abandonner une campagne de promotion en Turquie

Nestlé et Novartis songent à se retirer de Turquie. Les deux entreprises suisses participaient jusqu’ici à une campagne de promotion officielle menée par gouvernement de Recep Tayyip Erdogan et destinée à redorer l’image de la Turquie, selon une information révélée jeudi par le Le climat tendu instauré suite au référendum constitutionnel semble avoir changé la donne.

Lire aussi: Erdogan reprend les purges massives après sa victoire au référendum

Participation en suspens

«Notre participation à cette campagne est actuellement en suspens. Nous considérons des ajustements à court terme», a précisé Nestlé au quotidien britannique. Présente dans le pays depuis plus d’un siècle, la multinationale suisse y emploie quelque 3800 personnes. Le groupe pharmaceutique Novartis a lui aussi fait savoir que son implication dans le projet était à l’étude.

17 compagnies impliquées

Menée par le ministre de l’Economie Nihat Zeybekci, l’opération de promotion implique 17 compagnies, parmi lesquelles Samsung, General Electric ou encore Ford. L’enjeu? Promouvoir l’attrait économique de la Turquie et stimuler les investissements. Le tout au moyen d’affiches et de courtes vidéos, accompagnées du slogan: «Venez en Turquie et découvrez votre propre histoire.» Ces derniers mois, à la suite des attaques terroristes, le pays a vu sa croissance baisser de 6,5% en 2015 à 2,9% en 2016.

D’autres sociétés ne remettent en revanche pas en cause leur engagement. Le groupe japonais Toyota a déclaré au «Financial Times»: «Nous poursuivrons nos activités en Turquie en faveur d’une croissance durable.»

Lire les propos d’un opposant: Turquie: «Ce référendum ne sera jamais légitime»

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Pour la première fois depuis près de deux ans, les exportations horlogères augmentent

L’industrie horlogère suisse voit le bout du tunnel. Les exportations ont enregistré en mars leur première hausse mensuelle après vingt mois consécutifs de baisse. Elles ont progressé de 7,5% en comparaison annuelle, à 1,6 milliard de francs.

Ce résultat «réjouissant» doit toutefois être relativisé, indique jeudi la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH) dans un communiqué. Il a en effet bénéficié de deux jours ouvrables supplémentaires et d’un effet de base très favorable.

Voir notre grand format: Horlogerie, les dessous de la révolution du «Swiss made»

A l’exception de l’Italie (-9,1%), les principaux marchés d’exportation ont tous progressé. La Chine affiche notamment un bond de 37,7%, tandis qu’Hongkong a mis fin à vingt-cinq mois de reculs marqués, avec une hausse de 18,1%.

En 2016: A Hongkong, la chute des ventes de montres suisses continue

Les exportations de montres entre 200 et 500 francs ont connu une croissance de plus de 20%, tandis que les produits de moins de 200 francs ont affiché une légère baisse en valeur (-2%), mais avec des volumes en hausse (+6,2%). Au-dessus de 500 francs, la progression s’est située près de la moyenne générale, précise la FH.

Un chapitre d’histoire: «Swiss made», aux origines d’un label controversé


 

Les exportations de la Suisse, corrigées du nombre de jours ouvrables, ont progressé de 2,4% au premier trimestre 2017. Les importations ont en revanche stagné. La balance commerciale boucle sur un excédent record de 10,8 milliards de francs.

La croissance des exportations repose sur le secteur de la chimie-pharma, sans lequel résulterait une baisse de 2,5%, a indiqué jeudi l’Administration fédérale des douanes (AFD). La principale branche exportatrice de la Suisse a accru ses envois de 2 milliards de francs durant les trois premiers mois de l’année. En termes réels, les exportations totales ont stagné à 54,1 milliards de francs. Les livraisons à l’étranger affichent également une hausse par rapport au dernier trimestre 2016, de 1,5%. Globalement, les sorties présentent une tendance positive depuis le troisième trimestre 2015, relève l’AFD.

Quant aux importations, elles ont fléchi de 4,2% en termes réels à 43,3 milliards. En comparaison avec le trimestre précédent, elles ont reculé de 1,5%, confirmant leur repli entamé à l’automne 2016.

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Roche a accru son chiffre d’affaires de 4% au premier trimestre

Roche a bien démarré l’année 2017. Le groupe pharmaceutique bâlois a accru son chiffre d’affaires consolidé au premier trimestre de 4% par rapport à la même période de l’an passé, à 12,94 milliards de francs.

Lire aussi: La croissance du marché pharmaceutique sera durable

«Nous avons commencé l’année avec un bon niveau de croissance au sein de nos deux divisions, Pharma et Diagnostics, et d’importants résultats positifs issus d’études cliniques», a commenté le directeur général Severin Schwan, cité jeudi dans un communiqué.

La division Diagnostics en hausse également

Les revenus de la division Pharma ont progressé de 4% à 10,18 milliards de francs, portés principalement par les anticancéreux Tecentriq et Perjeta. La division Diagnostics a pour sa part réalisé des ventes de 2,77 milliards, en hausse de 6% sur un an. La croissance a été tirée par l’activité d’immunodiagnostic.

La direction de Roche a confirmé ses prévisions pour l’ensemble de l’exercice 2017. Le groupe table sur une croissance du chiffre d’affaires se situant dans la partie basse à moyenne de la plage à un chiffre, soit entre 1% et 5%.

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«L’Agefi repart sur de nouvelles bases»

Le quotidien Agefi se relance avec une nouvelle formule qui fera la part belle à l’entrepreneuriat romand. Une équipe s’est constituée autour de l’investisseur Antoine Hubert et du conseiller national Fathi Derder, rédacteur en chef du titre à compter du 1er mai.

«L’Agefi ne meurt pas. Il repart sur de nouvelles bases», a expliqué jeudi à la presse Fathi Derder, qui a été choisi pour faire évoluer le titre. «Nous allons remettre l’entreprise au coeur du média, raconter au quotidien cette communauté d’entrepreneurs romands».

Le journal vient de passer une période «très difficile» du point de vue financier. Les activités et les 32 employés de la société actuelle, en sursis concordataire, seront progressivement repris dès le mois de mai par une nouvelle société en formation.

Raymond Loretan, ancien président de la SSR et actuel vice-président d’Aevis Victoria – un groupe actif dans l’hôtellerie et les cliniques privées -, présidera le conseil d’administration de ladite société. Adrienne Corboud Fumagalli, ex-vice-présidente de l’EPFL, occupera la vice-présidence. Fathi Derder sera administrateur délégué.

Un bon projet

La nouvelle équipe entend assurer la pérennité du titre. «Je suis conscient de la difficulté de l’aventure», mais je suis aussi «convaincu qu’avec un bon projet et des appuis financiers solides, nous pouvons réussir», a déclaré Raymond Loretan. «C’est un marché de niche, mais il y a un véritable besoin».

Les effectifs seront maintenus, de même que la marque Agefi et la parution quotidienne. La nouvelle formule est en préparation pour le mois de septembre en principe. L’offre numérique sera développée – le fondateur de QoQa Pascal Meyer fait office de conseiller -, mais le journal continuera à être imprimé sur papier, au moins à court terme. Tout reste ouvert pour la suite.

Fathi Derder estime que la diversité et la richesse du tissu économique romand ne se retrouve pas suffisamment dans les journaux. L’Agefi occupera cette place. Le rédacteur en chef entend aussi défendre – dans son titre et au Parlement fédéral – des conditions-cadres favorables aux entrepreneurs.

Un seul investisseur

Antoine Hubert, administrateur délégué d’Aevis Victoria, est pour l’heure le seul investisseur. «Je suis ouvert à d’autres partenaires, pour autant qu’ils amènent des synergies ou des compétences, par exemple une radio ou une tv», a-t-il dit.

Antoine Hubert, qui se dit «très attaché» au titre, a présenté à la fin de l’an dernier une offre de reprise à l’actionnaire majoritaire Alain Duménil. Il ne divulgue pas le montant de son investissement. «On investira le montant nécessaire pour réussir», a-t-il dit.

M. Hubert veut faire évoluer le modèle de financement de l’Agefi, et renforcer la vente d’information par article. «Mettre gratuitement du contenu sur internet est une erreur», a-t-il expliqué. «Avec une petite taille, un marché de niche et un positionnement précis, on a plus de chances de réussir que des médias généralistes», dit-il.

Double casquette

L’Agefi se revendique comme un média d’opinion. Fathi Derder est à la fois élu PLR et rédacteur en chef. «A lui de gérer au mieux sa double casquette. Cela ne pose aucun problème», selon M. Loretan. «Les parlementaires peuvent avoir un autre emploi. Il faut que ce soit transparent. Fathi Derder est libéral, l’Agefi est libéral», a ajouté Antoine Hubert.

François Schaller, l’actuel rédacteur en chef du titre qui avait repris la rédaction en 2009, continuera à collaborer à l’Agefi comme chroniqueur régulier. Outre cette activité, il œuvrera désormais comme «conseiller économique et journaliste indépendant», a-t-il confié à l’ats. (ats/nxp)

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Le bénéfice de Swiss a explosé au premier trimestre

Swiss International Air Lines a vu son bénéfice d’exploitation croître sur un an de 67% à 37 millions de francs au 1er trimestre 2017. La compagnie aérienne à croix blanche a enregistré une hausse de 2% de son chiffre d’affaires à 1,09 milliard.

Cette évolution est due entre autres à une meilleure rentabilité en lien avec la modernisation de la flotte, a indiqué jeudi la compagnie en mains du groupe allemand Lufthansa. Le coefficient de remplissage des avions a également progressé au 1er trimestre.

En raison de l’environnement de marché qui reste compliqué, Swiss maintient ses prévisions pour l’ensemble de l’année. L’entreprise s’attend à un résultat opérationnel (EBIT) légèrement plus bas qu’en 2016. Il s’était monté à 429 millions de francs l’an dernier.

A propos de Cointrin: Genève Aéroport craint pour son modèle d’affaires

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Les rois du brut libyen jettent l’ancre à Genève

Propriétaire d’une raffinerie fantôme dans le canton du Valais – ainsi que de 266 stations-service Tamoil réparties sur tout le territoire helvétique – le groupe libyen Oilinvest vient d’ouvrir à Genève un nouveau bureau de négoce d’hydrocarbures. Installée à deux pas de l’aéroport de Cointrin, cette entité, dont les statuts ont été déposés le 22 février, répond à Tamoil Overseas, le centre névralgique du commerce pétrolier d’un groupe historiquement rattaché à l’Etat libyen – quoi que ce dernier terme recouvre aujourd’hui.

Etablie à Chypre et employant 14 personnes, Tamoil Overseas a longtemps vendu une partie des barils du régime Kadhafi, tout en assurant l’approvisionnement des trois raffineries européennes d’Oilinvest, à Hambourg, Crémone et Collombey. Seule la première d’entre elles est aujourd’hui encore en activité.

Aujourd’hui, l’activité de Tamoil Overseas reste, selon son site Internet, avant tout dédiée à la vente de cargaisons de brut. Cette antenne commerciale serait également active dans le négoce de produits raffinés – par exemple la vente à la Tunisie et au Maroc de kérosène libyen. Son implantation genevoise lui permettra «d’explorer de nouvelles opportunités pour développer ses activités», se borne à commenter Stéphane Trachsler, directeur de la filiale.

Le «maître du trading» libyen à Genève

Parmi les deux administrateurs de la nouvelle entité genevoise figure le Libyen Jamal Bahelil. Ce dernier est présenté par Africa Intelligence comme «le maître du trading» de Oilinvest. Le site d’information dépeint cet ex-administrateur de Tamoil Suisse comme un intime de Mohamed Ghanem ; fils de Chokri Ghanem, le «Monsieur pétrole» de Mouammar Kadhafi. Les deux quinquagénaires avaient déjà fondé une compagnie de négoce à Vienne dans les années 1990. A l’époque, Ghanem père présidait l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole – l’OPEP – dont le bâtiment viennois réunit à intervalle régulier les rois du pétrole.


Toujours selon Africa Intelligence, les deux partenaires se sont également retrouvés après la chute du régime Kadhafi au conseil de la First Energy Bank en 2011 et 2012. Dirigé par le «financier de Tobrouk» Faysel Gergab, l’établissement tenta alors de commercialiser une partie du pétrole libyen à partir de l’Est d’un pays emporté par la guerre civile.
La nouvelle filiale genevoise participera-t-elle à une nouvelle tentative d’exfiltration des barils du bassin de Syrte? Le directeur du bureau installé route de Pré-Bois n’a pas souhaité donner davantage de précision sur son activité.

Vienne, plaque tournante du pétrole libyen

Le passeport autrichien mis en avant par Jamal Bahelil lors de l’ouverture de la société genevoise – ce dernier a occupé un poste durant des années au secrétariat de l’OPEP – rappelle le rôle de base arrière longtemps joué par Vienne dans la gestion de la manne pétrolière du régime Kadhafi.

La capitale autrichienne servait ainsi de base arrière à Moustapha Zarti, ex vice-directeur du Libyan Investment Authority – le fonds souverain gérant l’argent du pétrole – signalait en 2011 le journal Die Presse.

Homme clef de la nébuleuse Kadhafi – il fut longtemps à la tête la National Oil Company, bras pétrolier de l’Etat – Chokri Ghanem trouva lui aussi refuge dans la capitale viennoise après la chute du régime en 2011. Le corps de cet officieux ministre du pétrole fut retrouvé au fond du Danube en avril 2012.

De même, Saïf Al-Islam Kadhafi, le fils aîné du colonel que certains voient encore jouer toujours un rôle clef en Libye, a fait ses études en Autriche dans les années 90.

Parmi les autres apparatchiks du pétrole libyen ayant des liens étroits avec l’Autriche, Die Presse mentionnait en 2011 le nom de Nuri Rifaat. Ce dernier est surtout connu en Suisse pour avoir dirigé la raffinerie de Collombey jusqu’à sa mise en coma artificiel. (TDG)

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